La voie dzogchen du rêve

fév 02

Après avoir soigneusement défriché la topographie onirique et pris le recul ontologique qui s’imposait par rapport à l’état de conscience du rêve, terminons ce voyage en adoptant la perspective d’une des Traditions les plus spirituelles de la planète : le Dzogchen.

Aujourd’hui apparenté au bouddhisme tibétain, le Dzogchen est toutefois beaucoup plus ancien et a vu le jour au Moyen-Orient.

Voie non-duelle par excellence, sa doctrine nous explique qu’il vaut mieux profiter du soleil (le Soi) en s’élevant au-dessus des nuages (les pensées), que d’essayer d’arrêter les nuages depuis le sol.

C’est ce que Tony Parsons aurait appelé une « évidence secrète ».

Au dessus des nuages

La Voie dzogchen, considérée comme la plus haute par l’ensemble des écoles lamaïstes, vous invite, en toute occasion, à placer votre conscience dans l’état non-inventé.

C’est-à-dire dans la pure présence non engendrée par des causes.

A partir de cette position de conscience, tous les phénomènes sont alors perçus comme dénués de réalité intrinsèque, qu’ils soient rêves ou événements matériels.

Dans une telle voie, la méditation ne peut être qu’une conséquence de la conscience de cet état non-inventé et non-agissant, et certainement pas le fruit d’un exercice de concentration active.

Nous sommes bien ici dans le domaine non-conceptuel propre aux méthodes abruptes d’éveil, et tout à fait semblable en cela au Tch’an ou à l’Advaïta vedanta.

Et ceci est très important pour comprendre le Yoga dzogchen du rêve.

Chögyal Namkai Norbu Rinpoche

Ce Yoga a en effet pour but de vous purifier par la simple observation, depuis l’état ultime, du déroulement de ce que les Bouddhistes appellent « les quatre occasions » : bouger, rester immobile, manger et dormir.

En d’autres termes, seule la Claire Lumière – et non un concept ou une technique – est apte à éclairer tout ce qui se manifeste, de jour comme de nuit.

Et les événements, qu’ils soient concrets ou oniriques, perdent toute importance en eux-mêmes.

Ils ne constituent plus qu’un spectacle à travers lequel les imprégnations karmiques subconscientes transitent, avant d’être absorbées et dissoutes par la Conscience.

Rêves de Karma

Dans la doctrine Dzogchen comme dans toute Tradition, il existe donc bien, quelque part, une parfaite similitude entre le rêve et l’expérience de l’état de veille.

Ces deux mondes fonctionnent, sous un certain point de vue, exactement de la même manière.

Et le Yoga du rêve, en éclairant l’illusion onirique, révèle l’illusion sévissant également dans le domaine des perceptions diurnes.

Il révèle l’illusion de ce que nous croyons être la réalité.

Il nous montre surtout que, dans ces deux mondes, le moi tente de la même manière d’occulter sa source : le Soi.

C’est pourquoi, selon le Dzogchen, il existe deux sortes de rêves :

Fleche ceux causés par des empreintes karmiques,

Fleche et ceux provoqués par la «Clarté» (le Soi).

Par «empreinte karmique», on entend aussi bien les impressions de la journée, avec ses angoisses et ses préoccupations, que l’influence du passé de l’individu, voire de ses incarnations antérieures.

Lumière

En fait, les rêves karmiques sont dus à l’identification du sujet à l’action.

N’oubliions pas que « Karma » signifie « action » ! Et que « karta » signifie « agent » ! Et que l’agent, c’est l’ego !

Alors, cet ego, comment fabrique-t-il des rêves karmiques ?

De deux manières :

Fleche Soit à l’aide d’une action située dans le présent : par exemple si le dormeur a trop serré un foulard autour de son cou il peut rêver qu’on l’étrangle

Fleche Soit à l’aide d’une action située dans le passé : comme un sentiment qui a prédominé durant la journée, ou une expérience intense récente, ou encore un traumatisme infantile, ou enfin un événement d’une autre vie.

Ainsi, que ce soit en rêve ou dans l’état de veille, le conditionnement fabrique toujours des expériences.

Rêves de clarté

Cela dit, la pure Conscience antérieure à l’implant du conditionnement tente, de manière sporadique, de rejeter cet implant, provoquant ainsi des turbulences dans l’organisation égocentrée du conditionnement.

C’est dans ce cas, où le Soi reprend ses droits, que le Dzogchen parle de rêves liés à la Clarté.

Le rêve de Clarté est comme une éclaircie dans la couche de nuages qui cache habituellement le soleil.

Une telle éclaircie est généralement assez rare, et de nature accidentelle, chez la plupart des gens.

Mais elle devient vite plus fréquente chez ceux qui suivent une Sadhana (le Chemin) ou qui ont un grand entendement spirituel.

Il est bien évident que toute pratique, relaxation, méditation, Yoga lié à l’énergie, etc., favorise l’apparition de rêves de Clarté.

Mais, mieux encore que ces exercices, l’évolution intérieure et la purification rendent cette sorte de rêves pratiquement quotidienne.

Tout n’est qu’une question, en l’occurrence, de calme – et donc de transparence – du mental.

Nuages et lumière

Toutefois, même relativement transparent, le mental est ici toujours présent et continue de colorer la Lumière du Soi.

C’est pourquoi on considère que les rêves de Clarté sont finalement tout autant liés aux événements de la journée, au passé ou aux incarnations antérieures… que les rêves de karma.

Bien entendu, leur rapport au temps est devenu infiniment plus subtil et implique souvent une vision transpersonnelle des phénomènes.

Ainsi par exemple, une expérience spirituelle intense vécue pendant la journée peut s’actualiser en rêve, un cheminement ontologique peut se prolonger dans une sorte de prédiction onirique du futur, ou le souvenir de nombreuses vies antérieures apparaître…

Car à partir du moment où commence une recherche spirituelle, elle continue, et même s’exalte, durant la vie nocturne.

Et, pour autant que l’on parvienne à la lucidité dans le rêve, toute pratique, toute expérience, deviennent «neuf fois plus efficaces» dans l’état de rêve que dans l’état de veille.

La disparitionndu rêveur

Mais pour tout dire, dans la voie Dzogchen, la lucidité onirique n’est même pas recherchée !

Elle n’est qu’une conséquence secondaire et spontanée de la pratique de la lumière naturelle.

Qu’est-ce que la « lumière naturelle » ?

C’est la forme de conscience qui prévaut durant la période intermédiaire entre veille et rêve.

Lumière et main

L’importance accordée par les Tibétains à ces périodes de transition, à ces passages, appelés « bardo », leur est assez spécifique, bien que d’autres Traditions la mentionnent également.

Le Vedanta, notamment, enseigne que, pour un Yogi, le Soi est très facilement perceptible au moment où il s’endort ou au moment où il se réveille.

De la même manière, le Dzogchen insiste sur ce moment de conscience survenant après l’évanouissement et avant que l’esprit n’ait encore enclenché le mécanisme de la pensée, et donc des rêves.

C’est cet instant de conscience pure qui est appelé « lumière naturelle », ou « lumière fils ».

Et c’est en cultivant l’attention durant ce passage, pendant l’émergence de cette lumière fils, que, progressivement, le Yogi dzogchen va réaliser la Lumière Mère, totale et constante.

Ciel bleu

Mais en attendant cette réalisation, il percevra clairement que le déclenchement du mécanisme mental engendre un état de « rêve » aussi bien durant le sommeil que la veille.

C’est pourquoi, dans ce Yoga, la pratique de la nuit ne saurait s’entendre sans une pratique du jour, essentiellement similaire.

Ce n’est qu’en prenant conscience, jour après jour, nuit après nuit, de la lumière naturelle, que le rêve, spontanément maîtrisé, deviendra le siège d’une intense pratique yoguique, c’est-à-dire d’un travail conscientiel de purification.

Alors, peu à peu, les rêves karmiques se feront plus rares.

Ils seront remplacés par des rêves de Clarté dans lesquels le Maître Intérieur, quelle que soit la forme qu’il emprunte, dispensera son enseignement.

Progressivement, le travail spirituel de la journée se poursuivra purement et simplement durant la nuit, jusqu’à ce que tout rêve, nocturne ou diurne, toute illusion, perdant tellement leur consistance, finissent par se dissoudre et disparaître dans leur propre irréalité.

Alors, le rêveur n’aura plus lieu d’exister.

Et il disparaîtra à son tour.

 

Dzogchen

Je conclurai demain par un tout dernier article au sujet du rêve.

Juste histoire de me livrer aux ultimes réflexions qui s’imposent sur la Maya, la grande illusion trônant sur notre cognition et qui fait de notre vie un rêve… jour et nuit !

34 commentaires

  1. rv /

    Excellent article comme d’habitude cher BK.
    Mais j’observe toujours une crispation dans ce corps lorsque je lis les mots de pratique, purification,..La notion même de voie directe entretient l’idée que nous n’y sommes pas déjà !
    Cela est vu ou ne l’est pas.
    Si ce n’est pas vu, quoi qui se fasse, éloigne de Cela et maintient karta.
    Quand Cela est vu par personne, plus rien à faire en vue de voir.
    Évidence simple et pure.
    RV

    • BK /

      Absolument cher RV, bonsoir,

      c’est pourquoi on peut encore distinguer entre « voie abrupte » (ou « directe ») et « voie immédiate ».

      Etant donné que la cause du non-éveil se résume purement et simplement à la volonté de ne pas s’éveiller, le propos des voies plus ou moins progressives est de fatiguer cette « volonté de ne pas s’éveiller »… jusqu’à ce qu’elle craque.

      En bref, karta se maintient parce qu’il veut se maintenir. En jouant son jeu et en lui proposant, pour se maintenir, un moyen doctrinal ou méthodologique contenant un « virus informatique » qui le court-circuitera ou l’épuisera, on l’aide à s’acheminer vers une bonne fin.

      C’est cette voie intermédiaire que j’appelle la « mésospire » (l’article était dans la rubrique « les cahiers de la mésospire »). Il faudra que j’explicite prochainement le concept (mais c’est prévu).

      En revanche et pour en revenir à karta, si on lui propose directement une voie immédiate (endospire) alors qu’il n’en veut pas… il se bloquera totalement.

      C’est tout à fait la même technique que celle employée par les parents qui veulent envoyer leur gosse au lit sans trop de résistance :

      - « Qu’est-ce que tu préfères ? Aller au lit tout de suite ou dans cinq minutes ? »

      - « Dans cinq minutes ! »

      Et le tour est joué !

      Bernard

      • « En bref, karta se maintient parce qu’il veut se maintenir. »
        Karta n’est que l’ombre de l’atma. Comment une ombre peut elle « vouloir » ou ne pas vouloir?
        Quant à la mesospire, qui veut réveiller qui? Seul un karta peut se maintenir en ayant un tel agenda. Quand karta est vu pour ce qu’il est, c’est à dire « rien », aucun d’agenda ne peut survivre à cette vision.
        Seule demeure une description de ce qui est et les prescriptions (mesospire, même inspiré de meilleures intentions) n’ont plus lieu d’être. Seul demeure l’Être.
        Le nouménal inclut tout, même le phénomenal. Autrement dit l’Absolu inclut le relatif, mais tout est vu partir de l’Absolu et le relatif est vu pour ce qu’il est un phénomène éphémère sans importance.
        Suis je assez clair dans ma logorrhée sans importance, cher BK ?
        RV
        rv Son dernier article…Rien ne dépend de toi !My Profile

      • BK /

        RV bonjour,

        Karta n’est que l’ombre de l’atma. Comment une ombre peut elle « vouloir » ou ne pas vouloir?

        La métaphore de l’ombre s’inscrit dans une perspective ontologique. De ce point de vue (qui n’en est pas un) il est en effet impossible de déceler la moindre volonté autonome en karta.

        En revanche, dans une perspective psychologique (ou même physique), on peut constater que tout système embarque de manière intrinsèque un mécanisme d’autoconservation.

        C’est ce mécanisme, au demeurant bien mécanique je te l’accorde, que j’appelais « volonté »… emporté que j’étais dans une sorte de délire poétique dont je me repens publiquement, la honte au front !

        Quant à la mésospire, je ne saurais trouver meilleure illustration, pour l’excuser elle aussi, que l’histoire de la fameuse stance de Houeï Nêng.

        Après que Shen Hsiu ait écrit :

        « Le corps est l’arbre de l’Eveil ; l’esprit est comme un miroir brillant. Sans cesse, essuyons-les afin de ne pas y laisser s’attacher la poussière »,

        Houeï Nêng répondit :

        « Il n’y a pas d’arbre d’Eveil, ni cadre de miroir brillant. Puisque, intrinsèquement, tout est vide, où la poussière peut-elle s’attacher ? ».

        Alors – et c’est là qu’intervient cette coupable mésospire – le 5ème Patriarche fit trois choses :

        1/ Il constata l’éveil de Houeï Nêng

        2/ Il constata le non-éveil de Shen Hsiu

        3/ Il exhorta les moines à méditer longuement la stance de Shen Hsiu

        Morale de cette histoire :

        La Réalité reste la Réalité et seul demeure l’Etre… mais le discours de la non-dualité, lui, ne reste non-duel qu’en chouchoutant la dualité. S’il l’exclue, il devient dualiste.

        A quoi sert la mésospire ?

        Comme disait Mazu : « à faire cesser les pleurs du petit enfant ».

        Bernard

      • Hier pour illustrer mes propos sans importance, je cherchais, sans succès, dans mes archives, les deux fameuses stances de Houeï Nêng et de Shen Hsiu. Surprise ce matin, je les trouve dans la réponse que tu me fait.
        Synchronicité junguienne.
        Nous sommes en résonance!!!
        :-)
        N’est ce pas par les pleurs que le petit enfant, parfois, peut prendre conscience de sa non existence ? Sans dolorisme aucun.
        Aucun dogmatisme non dualiste chez moi, mais la concession de la mesospire n’entretient elle pas l’agent dans son illusion ? En chouchoutant ne maintient on pas le sommeil ?
        « Pas d’aide, pas d’espoir, pas de sens », comme dit Sylvester. C’est brut de décoffrage, mais cela réveille !
        Amitié et merci encore pour la qualité de des posts.
        RV

      • BK /

        RV bonjour,

        En réponse plus étroite encore que toute synchronicité, voici ce que tu dis toi-même concernant ce choix « cornélique » :

        N’est ce pas par les pleurs que le petit enfant, parfois, peut prendre conscience de sa non existence ?

        Parfois !

        Alors, même s’il est possible, dans notre contexte post-moderne assez particulier, que ce « parfois » commence à se transformer en « souvent », il n’en demeure pas moins qu’il reste « pas toujours ».

        Mazu déjà, dans un autre contexte assez chahuteur, celui de l’école de l’éveil soudain, avait du mal à faire admettre la nécessité de prendre en compte ce « pas toujours ».

        Ramana, lui, en avait fait l’un des principes fondamentaux de son enseignement : apaiser le sommeil agité avant de réveiller.

        Si je puis me permettre un rapprochement peut-être osé, c’est comme l’injonction « calmez-vous ». Adressée à quelqu’un de vraiment très énervé… ça va l’énerver encore plus. Mais à quelqu’un qui conserve un minimum de self-control, ça va le rappeler à la raison.

        Certes, en chouchoutant on maintient apparemment le sommeil. Comme on maintient apparemment le feu lorsqu’on « combat le feu par le feu ». On le ravive, même ! Mais c’est là une stratégie bien naturelle… quand il serait clairement contre-productif de faire autrement !

        Bonne journée à toi

        Bernard

  2. Coucou Bernard,

    Si je comprends bien la doctrine Dzogchen, une fenêtre d’ouverture sur le Soi s’ouvre de façon privilégié à l’endormissement et au réveil.

    Et en attendant de mieux la « capter » pour parvenir à la dissolution, tu indiques qu’une expérience spirituelle est 9 fois plus efficace dans le rêve. Et comme l’état de veille et de sommeil sont tenus pour identiques, pourquoi alors le Dzogchen ne concentre pas uniquement sa spiritualité sur le rêve Karmique ? Si la spiritualité prend une coloration plus « efficace » dans le monde onirique, on pourrait imaginer le Dzogchen se focaliser uniquement dessus, ce qui viendrait rendre plus illusoire encore les impressions à l’état diurne… non ?
    Grégory de Virtuose2lavie Son dernier article…Pourquoi vous devez apprendre à vous mentirMy Profile

  3. BK /

    Bonsoir Greg,

    Je ne vous cacherai rien, docteur, il m’a fallu un certain temps pour arriver à comprendre ton commentaire.

    Je ne suis d’ailleurs pas certain d’y être vraiment parvenu.

    Essayons :

    « une fenêtre d’ouverture sur le Soi s’ouvre de façon privilégié à l’endormissement et au réveil »

    Ça, ça va. Pas de problème.

    « en attendant de mieux la « capter » pour parvenir à la dissolution, tu indiques qu’une expérience spirituelle est 9 fois plus efficace dans le rêve »

    Oui, la maîtrise progressive du bardo Thêta va installer la lumière fils. Et c’est cette lumière qui va éclairer tout ce Yoga.

    C’est cette lumière qui va multiplier les rêves de clarté.

    « Si la spiritualité prend une coloration plus « efficace » dans le monde onirique »

    Ce n’est pas la coloration qui est « efficace », mais la clarté.

    Cette clarté, autrement dit la Vision du Soi, initiée dans le bardo Thêta, se déploie de plus en plus au fur et à mesure de l’avancement spirituel du Yogi.

    « l’état de veille et de sommeil sont tenus pour identiques »

    Selon un certain point de vue ! Ils sont identiques dans la mesure où le mental projette ses fantasmes dans les deux états.

    Et surtout, ils sont déclarés identiques par la doctrine dans la mesure où il est souhaitable de détruire l’idée que l’état de veille serait réel et le rêve faux.

    Mais ils présentent, d’un autre point de vue, un certain nombre de différences.

    La plus importante est la présence, dans l’état de veille, de la volonté consciente.

    Et dans le sommeil, de l’introversion naturelle des sens.

    Ainsi peut-on résumer la situation comme suit :

    Pour la Vision : le sommeil

    Pour la Réalisation : la veille

    Mais ce qui me semble le plus difficile à comprendre, c’est quand tu dis :

    « pourquoi alors le Dzogchen ne concentre pas uniquement sa spiritualité sur le rêve Karmique ? »

    Le rêve karmique est dû au mental. La spiritualité à la lumière fils. C’est cette deuxième qui détruit le premier.

    Le rêve karmique s’estompe au fur et à mesure que la spiritualité se développe. C’est le fameux « il doit croître et je dois diminuer ».

    Donc : je ne comprends vraiment, vraiment pas ta question !!!

    Pour rendre plus illusoire l’état de veille ?

    En quoi la confusion liée aux impressions karmiques pourrait-elle aider à percevoir l’illusion ? C’est tout le contraire !

    Very strange, indeed !

    Bernard

    • Ok OK, merci pour ces précisions cher Bernard.
      En fait je raisonnais juste sur la comparaison Rêve Karmiques/Etat de veille, sans y intégrer la survenance de la spiritualité : le mot spiritualité dans ma question est mal choisi.
      Je me demandais si la pratique du Dzogchen ne pouvait pas se baser uniquement sur le rêve karmique pour développer plus rapidement sa spiritualité (ce qui veut dire estomper le rêve karmique j’ai bien compris) et négliger l’état de veille dans sa pratique.
      Je pensais cela puisque tu expliques que l’expérience est 9 fois plus efficace dans le monde du rêve.
      Voilou ! Je ne sais pas si je suis plus clair… ça fait cogiter la Spi quand même
      Grégory de Virtuose2lavie Son dernier article…Pourquoi vous devez apprendre à vous mentirMy Profile

      • BK /

        Ah voui ! Ça y est, j’ai compris ce que tu voulais dire !

        C’était une question de rentabilité !

        Voilà ce que c’est que d’utiliser la spi pour cogiter ! On transforme des formulations traditionnelles, comme « 9 fois plus efficace », en rapports comptables.

        Mais ce n’est pas à toi, qui es un adepte de l’ennéagramme, que je vais apprendre que le chiffre 9 a valeur symbolique. C’est la trinité (ou la trimurti) élevée à la puissance.

        La spiritualité se déploie dans ses trois fois trois « persona ». Elle ne néglige aucun aspect, ni la veille, ni le rêve, ni le sommeil.

        Mais Elle rappelle simplement que la Vision a plus d’amplitude lorsque les paupières sont closes.

        Rien à voir avec le concept d’utilité, cette « grande prostituée » qui, elle, sévit dans les maisons closes de l’ego.

        Bernard

  4. Dagoba /

    Bonjour Bernard.

    Soyons franc de bout en bout, je vous remercie pour le temps que vous prendrez à (peut être) répondre à ce commentaire.

    Bernard, si je vous force maintenant à passer 10 ans de torture éveillée, donc chaque seconde sera consciente, vous en sentez vous capable? Autrement dit, est ce que l’éveil donc vous faite l’éloge vous permet d’endurer pareil traitement? (première question)

    J’ai l’impression de jouer le soldat romain, mais quand même. Vous répandez tellement de mots partout, comme beaucoup d’autres, et il me paraissent de plus en plus faux et obscures, sans vouloir vous causer du tort. Comme ces gens qui affirment comme des programmes répétitifs « je n’existe pas ». J’ai de maintenant de la colère à force d’entendre ça. Un vrai village de fous. Quand je pense aux gens qui se sont battus pour la vérité, ceux qui ont donné leur vie, et qu’aujourd’hui des centaines de gogoles chantent « mais qui est là, personne!! » et que ce sont eux qui sont censés être en avance?? Mais bordel si c’était pour ça c’était pas la peine de s’incarner sur terre! C’était pas la peine de faire tout ce ramdam!! Vous croyiez que Dieu autoriserait ce qui s’est passé sur terre juste pour le plaisir de s’éveiller? Moi ça ne me va absolument pas. Rien n’est fait au hasard, et voir tout ce que la terre à enduré avoir pour unique but que des zozos répandent la bonne nouvelle que rien n’est réel, ça me troue le cul, point barre!
    Ma réaction veut dire que je ne veux pas m’éveiller? (deuxième question)

    La paix c’est bien, le non-être, ok!
    Mais s’il n’y a que des non-étants et que des disciples du rien, qu’est ce qu’il reste? rien. Faut bien qu’il y ait un coup de manivelle à la base. Et si c’est Dieu qui le donne, alors je veux le connaître!!! Je ne veux pas être une marionnette qui se félicite de la force qui passe en elle! Cela me fait penser au mythe africain selon lequel Dieu créa l’homme parce qu’il voulait quelqu’un qui puisse le comprendre fondamentalement, ce qui n’était pas le cas de anges. Voilà, je ne veux pas être un ange qui volète dans la félicité de ne pas exister, je veux comprendre Dieu de fond en comble, et exister comme dieu existe, séparé et uni en même temps. Pas que uni, ou que séparé. Être son égal pour exister à ses yeux, et non pas être une parabole à amour qui n’a d’autre sens que de paraboliser. Qu’est ce que ça vous inspire? (troisième question)

    Enfin dernière question: Êtes-vous préoccupé de près ou de loin par la question: « Sommes nous seuls dans l’univers? »
    Est il possible de ressentir de la joie à l’idée de rencontrer des frères spirituels de l’espace et d’autres dimensions quand on est dans l’idée que « je n’existe pas »? (Celle ci vous paraîtra peut être loufoque )

    J’espère vous avoir fait un peu rire Bernard.

    • BK /

      Dagoba bonjour et bienvenue,

      Beaucoup de questions et de réflexions, en effet.

      Reprenons, point par point :

      Vous répandez tellement de mots partout, comme beaucoup d’autres, et il me paraissent de plus en plus faux et obscures

      Ceci est tout à fait exact !

      1/ Une bouteille d’eau contient de l’eau. Une bouteille de vin contient du vin. Un blog contient des mots. Impossible qu’il en soit autrement.

      2/ Les mots sont « faux ». Ce sont des mots. Le mot bouteille n’est pas la bouteille. Le mot Dieu est encore moins Dieu ! Ils désignent simplement quelque chose en invitant à regarder cette chose. Si je dis « bouteille » et que vous regardez la chaise, il va y avoir confusion.

      3/ S’il y a confusion, nul doute que le mot vous paraîtra obscur. Si vous regardez la chaise, vous n’allez pas vraiment comprendre pourquoi je vous offre de boire son contenu.

      On va maintenant essayer d’appliquer ces trois principes de base à notre propos.

      ces gens qui affirment comme des programmes répétitifs « je n’existe pas »

      Je ne puis évidemment pas répondre pour « ces gens », mais la formule « je n’existe pas » a pour objet d’orienter votre attention sur les illusions que chacun entretient vis à vis de ce qu’il appelle « moi ».

      La formule originelle enseigne d’ailleurs plutôt que « la Réalité est au-delà de l’existence et de la non-existence ».

      Pour simplifier, disons que j’existe mais que l’image que j’ai de moi et de mon existence est entachée de grosses erreurs.

      Ce sont ces erreurs que la formule choc « je n’existe pas » nous invite à corriger.

      Mais il est bien évident que si cette « formule choc » vous choque dans le mauvais sens, vous avez tout à fait raison de préférer un autre vocabulaire.

      En d’autres termes, si vous parlez anglais, le mot « bottle » vous conviendra mieux que « bouteille ». Le principal, étant de ne pas en rester au mot et de regarder en direction de la bouteille (ou de the bottle).

      exister comme dieu existe, séparé et uni en même temps. Pas que uni, ou que séparé

      Il n’a jamais été question d’autre chose !

      « Etre à la fois la vague et l’océan ». La formule est connue !

      Mais imaginez la situation suivante :

      Il y a un « non-voyant » qui essaie de passer par une porte, et un « voyant » qui s’offre de le guider à l’aide de la parole.

      Quand le non-voyant dérive sur la gauche, le voyant lui dit « à droite ».

      Quand le non-voyant dérive sur la droite, le voyant lui dit « à gauche ».

      Si vous sortez chacune de ces indications de son contexte et en faites une vérité absolue, ça n’a plus aucun sens.

      Ou plutôt si, ça a toujours le même sens… et vous tournez en rond, toujours à gauche, à gauche, à gauche… (ou à droite).

      Dans une société où l’ego s’est cristallisé au point de risquer de briser la planète elle-même, il est tout à fait normal que beaucoup de gens soient tentés de ne conserver que l’idée de « l’océan » dans la doctrine « la vague et l’océan ».

      Cela leur est, pour l’instant, profitable.

      Certes, il ne faudrait pas qu’ils continuent trop longtemps comme ça, sous peine de tourner en rond, mais pour l’instant relativiser l’ego ne peut faire de mal à personne !

      Sauf si, bien entendu, vous n’êtes pas réceptif à cette formulation. Dans ce cas, il vous en faut une autre.

      Rien de plus naturel !

      Dans tous les cas, ce n’est pas la formulation qui importe. Vous ne pouvez en vouloir à un Anglais de dire bottle au lieu de bouteille. Ou alors, c’est du chauvinisme.

      Tout problème de ce type vient d’un attachement à la lettre. Mais la lettre tue, seul l’Esprit vivifie.

      Les expressions « à droite » et « à gauche » semblent dire exactement le contraire.

      Pourtant elles n’ont d’autre but que de corriger momentanément des trajectoires erronées.

      Libre à chacun d’en faire des dogmes figés. Libre à chacun de se mettre en colère en constatant qu’il existe des dogmes opposés au sien.

      Si vous vous accrochez à l’idée de tourner à droite, nul doute que ceux qui sont accrochés à l’idée de tourner à gauche vous agacent.

      Mieux vaut s’élever au-dessus de ces querelles doctrinales et cesser de confondre la carte et le territoire !

      Bonne journée à vous

      Bernard

      • dagoba /

        Hé bien Bernard!

        Vous n’avez répondu à aucune de mes questions, et finalement ça me va tout autant. Merci d’avoir répondu.

        Vous avez raison pour les mots, les représentations etc…

        Tout est relatif, nous sommes d’accord. Je crois en fait qu’il y a un truc spécifique qui me choque dans le « je n’existe pas » qui n’a rien à voir avec le sens des mots. C’est d’y voir une façon d’abandonner la responsabilité de ce qui à été fait. Cette expérience sur terre à été pour moi une lutte continuelle contre des gens qui ne respectait pas autrui. C’est de la mémoire émotionnelle certes, mais les effets de masses engendrent chez moi la prudence. Et je ressens ce « je n’existe pas » comme « avant moi c’était pas moi ». Bien, n’empêche que le mazout il est toujours sur la plage. Ne faisons pas passer les alchimistes pour de vils « ego ».

        Ma vérité et ma voie n’est pas celle du rien, pour l’instant en tout cas, mais au contraire celle du tout. Je prends tout sur tout. Et vivement la télépathie.

        Quand même Bernard, même si ce n’est probablement pas l’objet de votre existence aujourd’hui, un petit avis sur les E.T ?

        A bientôt Bernard, bonne soirée.

      • BK /

        Re bonsoir,

        Et mille pardons pour n’avoir pas répondu à toutes vos questions.

        Commençons par la dernière : les E.T.

        Il était dans mes intentions de consacrer à ce sujet un certain nombre d’articles. Ce sera fait.

        En attendant, la réponse rapide ne sera donc pas facile car le sujet en question est à plus d’un tranchant.

        Disons tout de même que, n’en ayant jamais rencontré moi-même, je ne puis que me baser sur ce que j’estime être la logique en termes de probabilités.

        Et cette logique me dit qu’il y a infiniment peu de chances pour que nous soyons les seuls dans l’univers.

        Et qu’il y a aussi peu de chances pour que des E.T. reptiliens aient actuellement infiltré tous les postes clés de la planète dans le projet d’une invasion.

        Entre les deux, beaucoup de choses me paraissent nettement plus « raisonnablement possibles ».

        Mais j’aimerais surtout insister sur ce que l’hypothèse E.T. peut nous apporter en termes de réflexions concernant l’évolution de notre propre espèce.

        Il est évident que la découverte scientifique et ses mises en applications technologiques sont liées à l’évolution de la conscience ou, plus exactement, aux formes psycho-mentales crées dans la conscience.

        Pour schématiser : si le cercle de l’ego ne s’était pas formé un jour dans la conscience, il n’y aurait jamais eu de roue.

        De la même manière, se libérer de manière non violente de l’attraction planétaire doit nécessairement correspondre à ce que certains appellent la « conscience cosmique ».

        Si, donc, nous accédons un jour à une science nous permettant de visiter l’univers, c’est que nous aurons, préalablement, réalisé cette « conscience cosmique ».

        Pour l’instant, nous sommes indéniablement bloqués dans une pesanteur conscientielle qui nous interdit aussi bien d’avoir une vision systémique ou holistique de nos problèmes… que de monter au ciel sans violer l’espace à l’aide nos fusées phalliques.

        Bref, je ne connais pas la réalité concernant le E.T., mais cette question fait en tout cas partie de celles qui peuvent nous aider à échapper à notre pesanteur actuelle !

        Autre chose : la responsabilité.

        La doctrine « je n’existe pas » n’a pas pour but de déresponsabiliser l’individu mais de l’éveiller au fait que « les regrets sont stériles ».

        Je le répète, chacun fait ce qu’il veut avec les doctrines. Et si l’on veut se déresponsabiliser, on peut ! On n’a d’ailleurs pas nécessairement besoin de cette doctrine pour y arriver.

        Par contre, si on intègre correctement une doctrine et qu’on parvienne à la transcender, on débouche alors sur une responsabilisation absolue.

        Une fois remportée la victoire sur l’égoïsme, une fois entrée dans l’Amour, notre attitude devient naturellement responsable envers tout être et toute chose.

        Je le répète : une doctrine est un mensonge. Elle doit être abandonnée dès qu’elle a porté le coup fatal au mensonge du conditionnement ordinaire.

        En aucun cas il ne faut s’arrêter sur elle. Ce n’est qu’un instrument.

        Bernard

  5. Bonjour Bernard,

    J’ai bien fait d’attendre avant de poster un commentaire.

    Vos réponses à ceux des autres lecteurs bouchent les trous de ma compréhension.

    J’essaie de ne pas regarder la chaise, et je crois avoir la patience qu’il faut pour réussir à voir la bouteille.

    Bonne soirée

    Jean Paul

    • BK /

      Bonne soirée Jean Paul,

      La patience n’est pas utile pour voir la bouteille.

      Car la bouteille est hic… et nunc !

      Bernard

  6. Charly Alverda /

    Bonjour,

    Félicitation pour la haute tenue de cet espace ! Et merci à Dagoba de jouer les contrats-dicteurs /trices ? :-)

    Je relève : “La paix c’est bien, le non-être, ok!
    Mais s’il n’y a que des non-étants et que des disciples du rien, qu’est ce qu’il reste? rien. Faut bien qu’il y ait un coup de manivelle à la base. Et si c’est Dieu qui le donne, alors je veux le connaître!!!”

    Cela m’évoque la Xe carte du Tarot appelée : Roue de Fortune !

    Du Message Retrouvé, ouvrage d’hermétisme chrétien, j’extrais aussi ceci :

    “Les choses créées sont irréelles par rapport à Dieu, mais elles sont réelles entre elles, pendant le temps de leur apparition.

    Toutes les choses créées servent de véhicules pour remonter à la source ou pour s’en éloigner. Abandonnons-les de bonne grâce à chaque étape du voyage divin.

    Tout ici-bas est comme l’ombre mouvante de l’unique réalité divine.

    Les choses disent le mot, mais le mot n’est pas dit par les choses.
    Les mots disent la chose, mais la chose n’est pas dite par les mots.”

    Cordialement,

    C…a

    • BK /

      Charly bonsoir et bienvenue,

      Voila un commentaire auquel il ne me sera pas difficile de répondre tant il résume à la perfection ce fameux débat sur l’irréalité du monde qui, par le passé, a fait couler tant d’encre et, accessoirement, de sang.

      “Les choses créées sont irréelles par rapport à Dieu, mais elles sont réelles entre elles, pendant le temps de leur apparition.

      Et :

      Les choses disent le mot, mais le mot n’est pas dit par les choses.
      Les mots disent la chose, mais la chose n’est pas dite par les mots.”

      Et voila !

      Ça n’est vraiment pas compliqué !

      Merci encore mon cher Charly !

      Bernard

  7. Dagoba /

    Merci à Charly et Bernard pour la qualité de leur propos.

    Question: « Cela m’évoque la Xe carte du Tarot appelée : Roue de Fortune ! »

    Dans un sens négatif ou positif?

  8. Charly Alverda /

    Merci pour ton accueil Bernard,

    A propos de “doctrineS”, je ne trouve rien de plus pertinent que le point de vue de l’auteur anonyme du Règne de l’Esprit Pur :

    “… l’Esprit n’implique aucune forme et n’en exclut aucune.
    Or, toute doctrine est une forme de l’esprit ; et chaque forme étant une limite exclut nécessairement toute autre forme. Voilà pourquoi toutes les doctrines s’excluent réciproquement.” (ouvrage chrétien de la fin du XIXe siècle)

    Charly

    • BK /

      Eh oui, notre Occident chrétien – surtout dans ses aspects dits « ésotériques » – compte, lui aussi, de grands esprits « planant au-dessus des querelles doctrinales ».

      Cette compréhension universalisante s’assortit toutefois du constat non point tant d’une « limitation », qui exclurait les autres doctrines, que d’une conviction dépassant le plan de l’expression mais au contraire inhérente à la « lecture de l’intériorité ».

      Je m’explique : lorsqu’on réalise que tout ce que l’on peut énoncer sera toujours faux, l’énoncé prend alors spontanément sa source en Vérité.

      Les mots en eux-mêmes n’ont absolument plus aucune importance, mais ce qu’ils désignent emporte une conviction absolue.

      La parole d’un éveillé est toujours péremptoire. On ne l’entend jamais dire « il se pourrait que… ». Ce qu’il montre est vrai. Et la façon dont il le montre est adaptée au contexte.

      L’intervention d’une autre façon de montrer serait déplacée par rapport à ce contexte.

      La Vérité de la doctrine n’est donc qu’ici et maintenant, dans le contexte.

      C’est pourquoi la doctrine écrite dans des livres perd toute capacité à réorienter. La Tradition est orale. Ici et maintenant.

      Bernard

  9. Charly Alverda /

    Bernard écrit : ”la doctrine écrite dans des livres perd toute capacité à réorienter. La Tradition est orale. Ici et maintenant.”

    Il convient de s’entendre sur cette parole péremptoire :-)
    il y a heureusement quelques livres qui réorientent, comme ce blog d’ailleurs. Quand Louis Cattiaux l’occidental écrit : “Qui a écrit le Livre véritablement?
    Et qui le lit en vérité? Le même : Lui”, Nisargadatta l’oriental dit en désignant la Gita :”on parle de moi ici” !

    C’est à ma grande surprise, et avec une joie manifeste ICI et MAINTENANT, que parfois – et de plus en plus souvent- je “tombe” sur un livre avec des paroles d’éveil “oui, c’est Cela, quelle merveille !” Il me semble que c’est de l’ordre de l’anamnèse socratique ?

    En réponse à Dagoba : « Cela m’évoque la Xe carte du Tarot appelée : Roue de Fortune ! » Dans un sens négatif ou positif?”

    Les deux mon capitaine ! je ne songeais qu’à l’iconographie de la carte et je ne vois rien de positif ou de négatif dans ces bouts de carton, ne les envisageant pas (envis-agent : carta/karta) sur le plan divinatoire que la franc-Maçonnerie moderne leur a donné. :-)

    Charly

    • BK /

      Charly bonjour,

      C’est à ma grande surprise, et avec une joie manifeste ICI et MAINTENANT, que parfois – et de plus en plus souvent- je “tombe” sur un livre avec des paroles d’éveil

      Tout à fait ! Ce n’est pas moi, ex libraire parlant à l’oreille des livres, qui vais dire le contraire. Le livre n’a jamais été exclu de la réalité… sauf peut-être en tant qu’objet.

      Mais tant qu’il demeure dans le giron du sujet, rien ne saurait l’empêcher de participer comme un grand à toute synchronicité éveillante.

      Je rappelais récemment à quelqu’un que Hakuin avait réalisé son éveil en entendant le son d’une cloche.

      Une cloche ! Alors pourquoi pas un livre ? Evidemment ! A partir du moment où l’on est dans l’ouverture, dans l’attention à tout… eh bien oui, tout peut éveiller.

      C’est dans le cas contraire, lorsqu’il y a blocage, cercle vicieux, entropie fatale des concepts… que l’intervention de la Tradition orale semble présenter quelque avantage.

      Là, l’ici et maintenant travaille la bête en « temps réel » à la puissance ! L’Unité du Maître et du disciple… c’est le « Monsieur plus » de la spiritualité !

      Cela dit, rien n’est indispensable non plus. La vie, elle-même, a tout de même été faite pour éveiller. Tout est prévu. Même la rencontre éventuelle avec la Tradition orale.

      C’est drôlement bien fait !

      Bernard

  10. Charly Alverda /

    Bonjour Bernard et tutti

    Hakuin, oui ! Moi pauvre cloche abattue (sans battant!) je me dis qu’il a sans doute vu/entendu, par grâce, sortir le son du silence et y rentrer. :-)

    Oui, c’est drôlement bien fait !

    Charly

  11. Dagoba /

    Merci à vous.

    Bernard, aujourd’hui j’ai relu vos réponses, et j’y ai trouvé beaucoup de sagesse. Disons qu’il y a « vibration » par interaction.

    En réalité, on ne change jamais. Il y a l’oubli et le retour à soi. L’éveil est inclus dans la partition, reste à vivre le chemin.

    Mais peut on cesser de jouer au milieu de l’arène?

    Personnellement, j’essaye de jouer du mieux que je puisse, en ne reniant jamais mon coeur. Tout doucement, ça devient vivable…

    Question Bernard: Je vous prends beaucoup de votre temps, comme d’autres, parce que vous faites l’effort de répondre conséquemment à tout ce qui vous est demandé. N’avez vous jamais de lassitude avec ça? Ou alors vous la contournez? Comment? Qu’est ce qui fait que les tracasseries de tous les jours n’entament pas votre potentiel?

    Merci pour le partage!

    • BK /

      Dagoba bonjour,

      Diogène vit un jour une gamine boire dans ses mains à l’eau d’une fontaine.

      Lui qui ne possédait à peu près rien d’autre qu’un vieux manteau, un bâton, la jarre où il avait élu domicile et une écuelle pour recueillir l’eau, il se dit tout à coup qu’il se compliquait bien inutilement l’existence avec cette écuelle.

      Il la jeta donc et but désormais avec ses mains.

      Lorsque tout désir vous quitte, y compris le désir de vivre, s’ensuit une simplification drastique de l’existence qui vous évite, très naturellement, bon nombre ce que vous appelez les « tracasseries ».

      Quant à la « lassitude », elle n’est plus qu’un lointain souvenir, du temps où l’ego spiritualiste dualisait, divisant sa vie avec, d’un coté « le quotidien », et de l’autre « la spiritualité ».

      Lassitude et déprime demeurent tant que vous espérez encore quelque chose. Beaucoup de vos espoirs sont tombés… mais pas tous. Votre spiritualisme, notamment, vous en conserve encore quelques uns de très vivaces. Et le contraste entre ces désirs spiritualistes et la raréfaction, voire la disparition, des désirs mondains, est effectivement déprimant.

      Et c’est tant mieux !

      Mais une fois que le désir de vivre lui-même a disparu, il ne vous reste plus aucun espoir, même spiritualiste.

      Là vous entrez dans une espèce d’immense dépression que je qualifierais paradoxalement de « joyeuse ». Et bien sûr de « paisible » !

      Une dépression sans dépression !

      Jamais le monde ne vous est apparu aussi dénué d’intérêt et jamais vous n’avez été aussi heureux !

      Reste le douloureux problème du « faire » (« jouer dans l’arène », comme vous dites).

      Comment faire… sans désir de faire ?

      Du point de vue du mental égocentré, « faire sans avoir aucune envie de faire » est une énigme. Comment cela serait-il possible ?

      Cela est possible à partir du moment où « le temps », c’est à dire vos projections mentales dans le passé et le futur, cessent.

      Si vous n’avez plus de désir, vous n’avez plus de « temps », plus de « destin ». Il ne vous reste que le présent, sans saveur de tracasseries particulières. Juste ce qui est. Et que ce vous êtes.

      Rien ne peut entamer ce que vous êtes. Vous l’êtes. C’est tout !

      Bernard

      • Dagoba /

        Merci Bernard.

        Vous venez de faire un strike en répondant très précisément à ma question.

        En plus, en laissant poindre votre expérience, votre côté humain, vous rassurez la bête qui vous voit moins comme un étranger. La longue fût longue et rude j’imagine.

        Je ne veux pas abuser, mais de réponse en réponse, ça défriche et ça demande encore un peu:
        Perdre tout désir. Je connais aussi, est c’est vrai que dans cet état, les choses sont accueillies vraiment différemment, un rien suscite le bonheur. Mais avez vous vraiment perdu tout désir? Ne cherchez vous pas l’éveil? Autrement dit: Vous contenteriez vous vraiment de ça pour une éternité, ou ne demeure-t-il pas en vous un espoir de paix totale, peut être d’interconnexion réelle avec le tout?
        Il faut bien qu’il y ait un désir en vous pour que vous ayez créé ce blog, non?

        Enfin deuxième chose: On dit que sans conflit à l’intérieur, on évite les soucis de santé. Mais prenons l’exemple de maladie incurable: Le diabète. La survie du diabétique ne nécessite-t-elle pas que l’intellect et l’ego rappelle sans arrêt qu’il faut une piqure d’insuline pour survivre? Ayant lu par ailleurs que vous ne liez pas l’ego à la survie, j’aimerais votre éclairage sur ce point précis.

      • BK /

        Rebonsoir,

        avez vous vraiment perdu tout désir? Ne cherchez vous pas l’éveil? Autrement dit: Vous contenteriez vous vraiment de ça pour une éternité, ou ne demeure-t-il pas en vous un espoir de paix totale, peut être d’interconnexion réelle avec le tout?

        Mis à part un ou plusieurs moments particuliers d’éveils soudains, l’éveil est en réalité, dans la vie quotidienne, une progressive pénétration de l’éveil.

        Disons pour simplifier qu’après un premier éveil soudain, qui ouvre l’oeil de la Vision, s’ensuit une plus ou moins lente pénétration jusqu’à la Réalisation.

        Au cours de cette pénétration – facilitée par la Vision – le désir s’érode jusqu’à un point de non retour où même l’éveil n’est plus désiré.

        Et c’est à ce propos, comme je le disais, que le mental égocentré ne parvient plus à comprendre comment on peut faire sans désir de faire.

        Il faut bien qu’il y ait un désir en vous pour que vous ayez créé ce blog, non?

        Que ce soit en effet pour l’éveil ou pour un blog, non seulement le désir n’est plus utile mais on s’aperçoit même qu’il ne l’a jamais été. Je ne veux pas dire par là que « les choses se font toutes seules »… tout au moins au sens qu’on donne généralement à cette phrase. Non, mais elles se font et, en plus, le désir essaie de s’en mêler.

        Des études en neurophysiologie ont même récemment montré que la décision consciente d’agir survenait une demi seconde après que l’action ait été commandée au cerveau par l’ensemble de l’organisme.

        Donc, dans un premier temps les choses « se font toutes seules » (avec la participation du corps, bien sûr) et, immédiatement après, le désir, la volonté, la décision récupèrent l’action au profit de la croyance que c’est « moi » qui contrôle tout.

        Tout l’art du Kyudo, par exemple, consiste à envoyer la flèche sans participation de la volonté. Tous les arts martiaux se résument d’ailleurs à ce que les Taoïste appellent Wei Wou Wei, l’action-non-action.

        Dans l’état naturel, les choses se font toutes seules, c’est à dire avec vous, certes, mais sans participation obligatoire de la volonté.

        Alors, à partir de là, est-ce que je recherche l’éveil ?

        Cela m’arrive parfois. Par « erreur ». Dans un moment d’inattention. Mais sinon, non !

        Il s’est simplement ouvert un espace d’accueil, sans recherche, sans espoir, sans attente. Un espace dans lequel la conscience est laissée libre de Voir et ainsi d’éroder, à la Lumière de la Vision, tous les attachements, de plus en plus profondément.

        Nos organismes psychophysiques sont conditionnés. Je suis, pour ma part, écrivain et journaliste depuis une trentaine d’années. J’écris. Alors… j’écris. Ai-je besoin de désirer écrire ? Non ! J’écris, tout simplement !

        Une amibe vit en symbiose avec son milieu. C’est sa vie. Nos organismes psychophysique, eux aussi, sont en symbiose avec notre milieu. Dans ce milieu, il y a l’Internet, les blogs, etc. Et l’occupation de mon organisme consiste à écrire. J’écris un blog.

        Pourquoi faire intervenir le désir dans des processus aussi naturels ? Il n’y en a absolument pas besoin !!!

        Le désir, c’est le temps, c’est demain. Le Christ décrit l’état naturel comme étant un état où l’on ne se préoccupe pas de savoir comment, demain, on se vêtira ou on mangera, mais où l’on s’en remet au Père pour s’occuper de tout ça.

        Au-delà de l’imagerie simpliste qui nous est proposée par la religiosité, cela signifie que la Conscience est en toutes choses et que c’est Elle qui commande tous les passages à l’action. Qu’une volonté égocentrée vienne se mêler de ça, c’est son droit. Mais cela ne change rien. C’est la Conscience qui, dans le présent, agit.

        C’est cela Wei Wou Wei !

        Enfin, la maladie.

        On dit que sans conflit à l’intérieur, on évite les soucis de santé.

        On dit beaucoup de choses ! Il est vrai que l’absence de conflit constitue la meilleure des préventions. Mais de là à assurer l’immunité absolue… certainement pas !

        Ensuite

        La survie du diabétique ne nécessite-t-elle pas que l’intellect et l’ego rappelle sans arrêt qu’il faut une piqure d’insuline pour survivre?

        Concernant l’ego, passons… on en a déjà beaucoup parlé. Mais pour ce qui concerne les facultés intellectuelles, elles ne déclinent en rien avec le processus d’éveil. Bien au contraire !

        Je ne vois absolument aucune raison pour laquelle un être sans désir de vivre (au sens où j’ai employé cette expression) ne ferait pas ce qu’il faut pour survivre. Il est tout autant sans désir de vivre que… sans désir de se suicider !

        Selon la formule consacrée : « La maladie existe… alors acceptez la maladie. La médecine existe… alors acceptez la médecine ».

        Bernard

      • RT /

        Bonjour,
        je viens de découvrir votre blog et le lance dans le jeu des questions réponses commentaires.
        Je vous cite (je ne sais pas encore automatiser les citations):
        « Mais une fois que le désir de vivre lui-même a disparu, il ne vous reste plus aucun espoir, même spiritualiste. » Cela me « parle » beaucoup ainsi que les symptômes adjacents que vous décrivez également.Cela correspond bien à ce que je vis actuellement.
        Il n’y a pas de dépression dans cette érosion du désir de vivre, mais pas de joie particulière non plus (elle n’est d’ailleurs pas recherchée). Bref j’interprète donc cela comme un signe « positif ».
        Ceci dit, je découvre des mots comme karta, exospire, mesospire, endospire et j’imagine que ce sont des mots créés par vous. Est-il possible de connaître leur signification ?
        Autre chose :l’entrée sur le blog est originale en ce sens qu’elle ne propose pas vraiment un éditorial, mais on s’y fait très vite et le côté très visuel et clair du blog le remplace avantageusement.
        Voilà pour une première participation !
        Bonne journée

      • BK /

        Eh bien merci, RT, pour cette première participation, et bienvenue,

        L’originalité de ce « blog sans éditorial » tient au fait que, débordé par une technique que je maîtrise encore difficilement, je n’ai pas trouvé le temps de l’écrire… mais il est prévu !

        Concernant le mot « karta », non il n’est pas de moi. C’est du sanskrit. Cela signifie « agent ». Karma est l’action, karta est l’agent de cette action.

        En revanche, exospire, mésospire et endospire sont effectivement de mon cru. Je comptais leur consacrer une page spécifique. Cela reste donc à faire… avec l’éditorial.

        Disons simplement pour l’instant que ce sont les trois niveaux de la spirale spirituelle.

        L’exospire à l’extérieur, c’est le discours spiritualiste, juste l’adhésion intellectuelle et/ou émotionnelle à la spiritualité.

        La mésospire au milieu, c’est la spiritualité proprement dite, la dissolution de l’ego.

        L’endospire au centre, c’est le Spirituel, l’Esprit réalisé.

        Très schématiquement !

        Quant à la perte du désir de vivre, la « dépression sans dépression », elle est effectivement symptomatique d’un grand changement. On peut la voir comme un début de « dépotentialisation de la conscience » ou, en tout cas, comme une puissante introversion des sens vers l’intériorité.

        C’est le début de la prise en main du sensorium individuel par la Totalité. Tant qu’il y a désir, l’individu « n’en fait qu’à sa tête » si je puis dire, il ne saurait en tout cas confier le gouvernail de sa vie à qui que ce soit d’autre qu’à son ego.

        Mais à partir du moment où le désir s’efface, cela revient à dire que l’ego lâche prise et qu’il va pouvoir commencer à comprendre que le seul maître à bord est le Soi.

        Comme disait Ramana Maharshi, il va pouvoir déposer sa valise dans le porte bagage du train.

        Car, en train, il n’est plus utile de la porter soi-même. Elle arrivera quand même à destination.

        Très bonne journée

        Bernard

  12. Dagoba /

    Merci beaucoup pour toutes vos réponses Bernard.

    Je ne suis pas d’accord avec vous sur toute la longueur, mais j’apprécie grandement la richesse de votre être. En plus, vous m’avez aidé à éclaircir certaines choses.

    Je ne partage pas votre position intellectuelle sur le désir et même l’ego, mais je me réjouis que vous soyez ainsi et différent, voire passionnant dans l’expression de votre être, pour moi.

    Je reste sur ma position de « tout prendre », et de ne rien diviser. Et je crois que le libre-arbitre existe en tout, et qu’il est possible de s’égarer. Je crois que le mouvement de la vie est ascendant aussi bien que descendant, « ce qui est en haut …etc ». Je crois que le mental, l’ego, le moi supérieur et toutes ces choses que j’ignore forment un grands corps indivisible qui doit se remettre en ordre, mais que chacun de ces composants à droit de cité, qu’ils assument tous une fonction qui fait de nous des être complet, de façon relative à l’univers, manifesté ou non.

    Mais je ne renonce pas au fait que je suis doté de moyen pour comprendre ce qui m’entoure, et que mon désir est aussi productif que mon non-désir, ces deux dialoguant en permanence. Sans désir, pas de retour vers soi. Sans désir, on se coupe d’une partie, aussi minime soit elle, de soi. C’est dommage. Si le désir ne servait à rien, tous les nouveau nés seraient des Jésus. Ce n’est pas le cas, puisqu’il ne génèrent pas par la pensée un biberon ni ne nettoient eux-même leurs couches.

    Je pense pour conclure, que rien ne doit être retiré, mais réaligné avec la vérité la plus haute. Je pense aussi toujours que l’éveil n’est pas le but, mais plutôt au contraire ce qui fut vécu par choix dans la séparation. L’éveil marque la fin de l’expérience, le retour à la normale. L’ego n’est pas un ennemi, mais un véhicule qui à roulé sans carburant pendant un certains temps. Il à assumé l’incomplétude de l’être incarné. Cela ne pouvais pas tourner rond, mais c’était le but.

    Je crois que l’expérience d’éveil, vu depuis un statut de pré-humain, paraît comme une vérité absolu, comme un aveugle recouvrant la vue d’un coup. Mais qu’en réalité elle ne l’est pas plus que quoi que ce soit d’autre. Bref, rien n’est à jeter.

    Tout ça n’est pas le résultat uniquement de mon mental, mais une synthèse de tout mon être. Une voie unique. Cette voie revendique, non pas par son égo mais par son intériorité profonde: j’existe et j’ai le choix, d’une manière ou d’une autre. Voilà ce qui vibre en moi et me rend heureux, me fais réaliser parfois à quelle point tout cela est beau. Accepter ou ne pas accepter est un choix qui à des incidences sur notre parcours. Une chose écrite ne vis pas.

    Je m’arrête. A ce moment Bernard, j’aimerai vraiment être capable de mettre une copie de tout ce que je suis dans une pilule et que vous puissiez l’absorber ainsi voir tout ce que je vois. Un jour nous pourrons certainement faire ça, et entrer dans une communication véritable, pas une fraction de chose entamée par des mots.

    Encore merci Bernard. Est ce qu’on peut trouver vos livre dans le commerce?

    • BK /

      Dagoba bonsoir,

      Comme je vous le disais, je suis sans chapelle et j’estime que chacun se construit le credo qui lui est utile pour évoluer.

      Et ce credo n’est pas interchangeable.

      Toutefois, à partir d’un certain seuil de maturation, ce credo se dissout car il n’a plus lieu d’être.

      Rien de ce que je vous ai dit n’est mon credo. Je pourrais vous dire exactement l’inverse avec la même conviction et la même sincérité. Je ne m’en prive d’ailleurs pas, chaque fois que l’occasion se présente.

      Bref, je ne crois pas. Je dé-crois.

      Mon discours n’a donc nullement pour objet de convertir quiconque à mon credo.

      Il est en partie informatif, suggérant non pas de croire mais de voir, de regarder dans la direction que j’indique. Regarder n’est pas croire. Regarder reste libre.

      Et il est aussi en partie contradictoire, juste histoire de relativiser les croyances de l’interlocuteur, ou tout au moins de les assouplir.

      Car une croyance est figée. Alors que le regard est mouvant, mouvement, vie.

      Une croyance, c’est une photo. On peut, bien sûr, changer périodiquement de photo, mais ça reste une photo.

      Un regard, par contre, est une prise vidéo en direct.

      Cela dit, il est bien évident que les photos existent et qu’elles ont leur utilité. Je n’ai rien contre les photos. Je ne suis, simplement, pas photographe.

      Très bonne soirée

      Bernard

      P.S. Concernant mes bouquins, mis à part ceux qui sont épuisés, je ne produis actuellement que des ebooks à visée purement alimentaire et n’ayant strictement rien à voir avec la spiritualité dont, pour l’heure, ce blog seul est l’expression.

      • Dagoba /

        Merci Bernard.

        Je comprends, et bien que la forme que vous dessinez ne s’intègre pas chez moi, c’est aussi ce que je veux. Je n’ai en effet le même degré de maturation que vous puisque j’ai encore besoin d’être rassuré sur la direction que je donne à cette vie. Mais en ce moment, tout change d’instant en instant et j’ai la sensation de progressivement laisser aller divers blocages. Et je pense m’être suffisamment préparé pour ne pas en ressentir le moindre regret.

        Je vous laisse Bernard. Bonne ascension.

  13. Léonie /

    Bonjour Bernard

    Merci beaucoup pour cet article sur les rêves qui m’a donné la réponse à une question qui était restée en suspend chez moi après un certain temps de pratique des rêves lucides.

    Bonne Journée.:)

    Léonie

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