La Pâque du Verseau

avr 02

« Aquarius ! Aquarius ! » chantaient les hippies des années 60.

L’ère du Verseau a pris ensuite le nom de « New Age », perdant pour le coup un peu de sa spécificité astrologique.

Ce qui est d’autant plus dommage que derrière l’astrologie se cache une astrosophie qui nous révèle de grandes choses concernant le Verseau.

Qui est donc ce Verseau ? D’où vient-il ? Quelle est sa fonction, sa mission ?

C’est ce que nous allons découvrir…

Verseau 4

Ganymède était un jeune homme d’une grande beauté.

Peut-être même le plus bel adolescent de la terre.

Si bien que Zeus en tomba amoureux et qu’il le fit enlever par un aigle et transporter sur le Mont Olympe.

Aigle

Là, il remplaça Hébé, fille de Zeus et de Héra, qui jusqu’alors était chargée de servir le nectar aux dieux.

Ayant acquis l’immortalité, Ganymède fut placé par Zeus au firmament, et devint ainsi l’homme à la cruche du Zodiaque, le Verseau, déversant l’Onde de la Connaissance sur le monde.

Le serviteur du Graal

Dans ce mythe, Ganymède, simple mortel, verse tout d’abord le divin Nectar dans les coupes des dieux de l’Olympe.

Tout comme lui, chacun d’entre nous peut se mettre au service de la divine coupe.

Cette coupe, ce Graal, cette Vierge, cette Vacuité, est le réceptacle de la Connaissance.

Graal

Or, se mettre au service de la Vacuité qui accueille la Connaissance vous ouvre à l’immortalité.

Car, lorsque vous êtes vacuité, vous n’êtes plus rien. Et si vous n’êtes plus rien, il n’y a plus ce « quelqu’un » qui nait et meurt.

Il n’y a plus que ce qui est. Et cela est immortel !

C’est à partir de là que Ganymède monte au ciel.

C’est à partir de là que Ganymède devient le Verseau.

La coupe se transforme en cruche d’abondance, déversant, depuis le ciel, la Connaissance sur le monde.

Ce qui se répandait sur l’individu (Atman), se répand à présent sur tous (Brahman).

Nul ne se libère pour lui-même. On se libère (de soi-même) pour tous !

Voilà ce que la mythologie grecque nous dit de l’homme à la cruche.

Le libre passage

Mais surprise : on retrouve ce même homme à la cruche dans deux évangiles du nouveau testament.

Dans ces textes fondateurs du Christianisme, le Verseau est chargé de guider les disciples dans leur préparation de la Pâque.

Voici donc à présent ce que nous dit l’Evangile à ce sujet :

« Jésus envoya Pierre et Jean, en disant : Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions.

« Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ?

« Il leur répondit : Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera.

« Là, le maître de la maison vous montrera une grande chambre haute. C’est là que vous préparerez la Pâque ».

Comme vous le constatez, dans l’Evangile aussi, cet homme à la cruche marque un changement important dans l’évolution spirituelle.

Il vous conduit jusqu’à votre « chambre haute », votre conscience transpersonnelle.

Chambre 1

C’est à partir de cette conscience élevée que vous préparerez la Pâque.

Mais qu’est-ce que la Pâque ?

C’est la commémoration de la traversée des eaux, et donc du passage de l’état de servitude à l’état de liberté.

Avant le passage de la Mer Rouge, Israël était prisonnier d’Egypte, comme vous étiez prisonnier de votre mental.

Ce n’est qu’en traversant les eaux que vous vous échappez, que vous vous libérez !

Mer 3

L’homme à la cruche, lui aussi, rend les eaux de l’esprit intelligentes et leur donne mission de s’écarter pour laisser libre passage au peuple de Dieu.

Libre passage ! C’est bien là le maître mot du Verseau !

Communier dans le Cœur

Dans cette ère du Verseau qui est sur le point de commencer, s’ouvrent donc des passages.

Au niveau le plus matériel, ce sont les ondes, la radio, la télévision, le téléphone, l’Internet et l’informatique qui favorisent les échanges, la compréhension, la tolérance, la fraternité, la communion…

Mais il va sans dire que ces qualités altruistes caractérisent de toute façon la psychologie du Verseau, même sans l’aide de la technologie.

Au niveau ontologique, l’Eau du Verseau est l’Eau de l’Océan de Conscience dans laquelle s’immerge le mental lors du Baptême-Satori où se révèle à l’être individuel qu’il est aussi l’Etre universel.

Dans ce sens, le Verseau délivre l’enseignement de l’Unité.

Car il ne saurait y avoir communion en dehors de l’Unité.

En dehors de l’Unité, le communisme, cette communion des estomacs, devait inévitablement échouer.

A présent, si nous ne réalisons pas la communion du Verseau, dans le Cœur, ce sera l’humanité qui aura échoué !

Pour l’heure, quelques prémisses frémissent.

Aux plans politique et économique, cela se concrétise par la mondialisation.

Au plan religieux par l’œcuménisme.

Prêtres

Mais force nous est de constater que les efforts œcuméniques des différentes communautés religieuses, bien que réels, restent encore relativement timides.

Beaucoup plus évidentes étaient les réalisations de Maîtres spirituels comme Guru Nanak ou Ramakrishna !

Ramakrishna

Ramakrishna

Alors, si la réalisation collective de l’unité transcendante des religions tarde à arriver, sans doute ne nous restera-t-il plus, pour communier dans le Cœur, qu’à abolir toutes les religions au profit d’une spiritualité à la fois individuelle et universelle.

Une spiritualité sans religion.

Une spiritualité naturelle.

Pour l’instant et pour contribuer à la survenue de cette ère de communion, rien ne vous empêche de suivre, sans attendre, votre porteur d’eau intérieur, puis de vous élever jusqu’à votre propre chambre haute et d’y consommer la Pâque de la seule Grande Libération qui soit, celle de la Conscience qui demeure à jamais dans le Présent !

Verseau 5

Etes-vous prisonnier du mental comme Israël est captif d’Egypte ?

Etes-vous prêt à traverser le désert de votre propre néant ?

Votre Guide intérieur, votre Moïse, est-il prêt à mourir au seuil de la Terre promise ?

Et pourquoi cette Terre vous est-elle promise ?

Ce que l’Exode vous enseigne au sujet de votre Libération… dans le prochain article !

à suivre…

12 commentaires

  1. xavier /

    Bonjour Bernard

    Je ne connaissait pas l’origine de ce mythe du verseau déversant l’Onde de la Connaissance sur le monde. … et il m’a bien intéressé.

    J’aime ce passage:

    « A présent, si nous ne réalisons pas la communion du Verseau, dans le Cœur, ce sera l’humanité qui aura échoué ! »Il met en avant de vrais enjeux….En tout cas ceux que je m’emploie par mes paroles et par mes actes à favoriser…

    Tu parles aussi de
    « Une spiritualité sans religion.
    Une spiritualité naturelle »
    Quelles nuances avec ce qu’on appelle la « libre-pensée »?

    Je te souhaite une bonne Journée!
    Xavier

    • BK /

      Xavier bonjour,

      La libre-pensée n’implique pas nécessairement la spiritualité. Elle ne l’implique même pas du tout puisque, comme son nom l’indique, c’est une pensée… alors que la spiritualité est un processus conscientiel de destruction des attachements aux pensées.

      Dans la libre-pensée, on se détache effectivement des courants qui font autorité en matière de pensée, mais ce n’est que pour tomber dans le piège de l’autorité de l’ego. Or l’ego est un ramassis de pensées provenant, elles-aussi, de l’extérieur, du conditionnement, de l’influence.

      Certes, chacun arrange ces conditionnements à sa manière… mais le problème, c’est que même « sa manière » est conditionnée.

      Il ne peut y avoir vraiment de libre-pensée. La pensée est conditionnée. Et le conditionnement n’a rien de « libre »… tout au moins dans le sens où la spiritualité entend ce mot.

      D’un point de vue spirituel, la liberté est seulement l’état de la conscience antérieure à toute forme de pensée.

      Pour nous résumer :

      Dans la libre-pensée, c’est l’ego qui choisit sa pensée… au lieu de Mr le curé.

      Dans la spiritualité sans religion, c’est « quelque chose de plus fort que toi » qui grignote ton ego… sans aucune participation de Mr le curé, non plus !

      Décidément, ce pauvre curé n’a probablement plus beaucoup d’avenir.

      La religiosité te fait croire qu’en dehors de l’église il n’y a point de salut. La spiritualité sans religion te fait prendre conscience que le salut est au-dedans de toi. Donc, pas besoin d’église !

      Mais la libre-pensée ne s’intéresse pas nécessairement au salut. Elle peut aussi bien être athée, agnostique, rationaliste ou je m’en foutiste… Elle est ce que la résultante du brassage aléatoire de tes divers conditionnements te pousse à penser. Ce qui ne peut déboucher sur aucune communion dans le Coeur (le Coeur étant le centre de Conscience, la Conscience inconditionnée, antérieure à la pensée).

      C’est ce Coeur qui est le Spirituel, cette Conscience commune à tous. Elle seule peut donc fédérer les différences individuelles issues du conditionnement. Et il y a, dans ce Coeur, infiniment plus d’Amour que dans n’importe quel petit coeur individuel.

      La religion n’était jusqu’alors qu’un ersatz de Spirituel. C’est pourquoi elle ne fédérait que des troupeaux refermés sur eux-mêmes et en guerre permanente avec les autres troupeaux.

      A l’heure où les moyens technologiques dont disposent les différents troupeaux mettent en péril l’espèce entière et même la planète, il n’y a pas d’autre alternative qu’entre :

      - la fin pure et simple, et

      - une fédération des individus autour de la seule chose qu’ils aient en commun : la Conscience !

      Ou le communisme des Coeurs, ou le chaos !

      Car en dehors du Coeur, il n’y a pas de salut !

      Le bonsoir te va !

      Bernard

  2. Nicole /

    Une spiritualite sans religion? Vous n’enterez pas un peu vite les religions? Je vous signale que le christianisme n’a jamais eu autant de fideles. Dieu n’est pas encore mort.

    Nicole

    • BK /

      Nicole bonsoir et bienvenue,

      Nous n’avons, surtout, jamais été 7 milliards ! Alors, forcément, les chiffres grimpent dans toutes les communautés. Par ailleurs, concernant le Christianisme, il est surtout actif dans les pays en voie de développement. Et encore ! Il y a une très forte concurrence de la part des sectes !

      Cela dit, il est vrai qu’à grands renforts de soutiens médiatiques, l’église n’ jamais autant insisté sur l’espoir qu’elle met dans sa jeunesse et sur l’intérêt que semblent porter les jeunes aux grands rassemblements chrétiens.

      Il est vrai aussi que certains s’imaginent que toute la jeunesse musulmane se réunit dans des mosquées pour prêcher le djihad.

      On peut aussi penser qu’une certaine élite est en train de massivement tourner bouddhiste…

      Mais il n’empêche que tous les sondages le proclament (au cas où l’on n’aurait pas constaté par soi-même la désaffection des églises) : l’audience des religions continue de baisser allégrement.

      On sait que, ces trois dernières décennies et à l’exception de l’Autriche et du Portugal, l’engagement religieux des jeunes Européens a marqué une nette diminution.

      En France, où la chasse aux sorcières contres les sectes confirme de jour en jour un très fort matérialisme ambiant, l’appartenance à une religion décroit à vitesse grand V.

      Et encore ! Prétendre appartenir est une chose, pratiquer en est une autre, et là, en ce qui concerne la pratique, il n’y a presque plus personne !

      En fait, la crise est infiniment plus grave qu’on ne l’admet généralement.

      Même dans des pays traditionnellement très pieux, comme l’Espagne ou l’Irlande, l’effondrement apparaît aujourd’hui inéluctable.

      Ceci ne doit toutefois pas masquer une autre réalité : la foi est grandissante.

      En fait, tout se passe comme si la foi saisissait soudainement de plus en plus de gens.

      La croyance en Dieu se répand comme une traînée de poudre parmi les populations laïques.

      Un sondage datant d’environ 5 ans révélait que 47% de jeunes Français non religieux confessent une foi vigoureuse.

      Que faut-il donc comprendre, sinon que le renforcement général de la foi trouve aujourd’hui plus volontiers sa place à l’extérieur qu’à l’intérieur du cadre de la religiosité organisée ?

      Cela étant, paradoxalement cette foi qui explose chez les « sans religion » conserve, dans la majorité des cas, les mêmes objets que dans les religions. Le jeune Européen sans religion croit avant tout à une vie après la mort, au paradis ou à la réincarnation, au diable… et tout de même un peu aussi à Dieu.

      Finalement, la différence ne se situe guère que dans le fait qu’il a décidé de croire par lui-même à toutes ces choses plutôt que de se laisser imposer des croyances par le curé du village et son catéchisme.

      On en reviendrait donc à la question de la libre-pensée soulevée par Xavier. Il n’y a guère de spiritualité, dans tout ça !

      Au constat de l’insécurité qui règne actuellement avec la crise, le déséquilibre écologique, le terrorisme et la criminalité, on comprend que la crainte flottante d’une fin subite autant qu’inattendue puisse motiver chez certains l’adhésion aux vieilles croyances eschatologiques qui ont fait leur preuve, sans qu’il soit pour autant question de s’engager dans un processus de destruction des attachements mentaux.

      Alors, certes, une telle foi n’est encore ni très profonde ni très authentique. Mais après tout, rien n’interdit de penser qu’elle puisse servir d’amorce à la spiritualité.

      Wait and see !

      Bernard

  3. Charly Alverda /

    Bonsoir,

    mon cher Bernard, je fus un moment arrêté devant ton énoncé : « Ganymède fut placé par Zeus au firmament, et devint ainsi l’homme à la cruche du Zodiaque, le Verseau, déversant l’Onde de la Connaissance sur le monde. » Qu’entend-il par l’onde de la Connaissance me dis-je (à voix basse) ? L’Esprit-Saint des chrétiens ? La Connaissance que peut seul donner l’Amour ? Supputant une de ces interprétations orientalisantes dont tu as le secret, bien m’en prit de poursuivre vivement ma lecture :-)

    (au passage, j’aime bien utiliser l’humour graphique avec ce zigouigoui : – ), mais hélas à la publication il se transforme en emoticone flashy :-) J’aime po les émoticons !)

    Poursuivons. Faisant flèche de tout bois – véritable Sagittaire incarné – tu pointes de ton doigté habituel vers la lune de l’essence-ciel, et pour une fois ce ne sera pas un jeu de mots gratuit !
    Rompu à la pratique analogique tu associes : cruche du Verseau => réceptacle-Vierge => Graal => et porteur de cruche d’eau de l’Evangile, concluant : « au niveau ontologique, l’Eau du Verseau est l’Eau de l’Océan de Conscience dans laquelle s’immerge le mental lors du Baptême-Satori où se révèle à l’être individuel qu’il est aussi l’Etre universel. »

    Remarquable – et remarquée – synthèse, par Zeus j’applaudis… d’une seule main pour la beauté du son :-)

    Cela ne peut évidemment rien enlever à ton « éclatante » démonstration, mais en fait elle ne semblait pas être telle dans l’intention des inventeurs du mythe, du moins si l’on en croit les anciens grecs qui affirmaient que leur mythologie n’était que fables cosmologiques illustratrices des secrets de la Nature. Ceci au moins depuis le philosophe Prodicos de Céos (Ve siècle av. J.-C.), en passant par le fameux Corpus Hermeticum, Ficin, et jusqu’au XVIIIe siècle européen.

    Pour le confort neuronal on peut arrêter la lecture ici ! Car emportée par les vagues d’un mental escribouille suit une exégèse, aussi gnostique que délirante, basée sur les pires auteurs dont je tairais les noms :-) :

    Le Christianisme semble induire deux voies, l’une par son dogme et la dévotion des saints et du peuple envers le Créateur Tri-Un, ceci dans le cadre d’une Ecclesia ; l’autre par l’intermédiaire d’une Ecole de Sages (ou Eglise intérieure) qui se « consacre » à la connaissance de la création pour remonter à son créateur. Notons que la fameuse Arche ne contenait ni végétaux, ni semences mentionnés.

    Dans l’optique de cette deuxième voie qui m’apparaît de plus en plus originelle ! « notre » Verseau s’étudie à la lumière double de l’Astrologie et de la « philosophie de la Nature » : l’alchymie (avec le Y du Rebis), n’ayant rien à voir avec une transmutation des métaux. Ces deux Sciences devant être réunies selon l’aphorisme smaragdin : « ce qui est en bas est analogue à ce qui est en haut pour accomplir le miracle d’une seule chose ».

    (Y-mage du Rebis) :
    http://herve.delboy.perso.sfr.fr/symbola_4.jpg

    Dans cette perspective, le récipient du Verseau – incliné vers le bas – ne se relie pas : au Graal (perfection du contenant-contenu), à la Vierge immaculée, ni à la cruche d’eau du porteur de l’Evangile, car les dites « ondes » versées ne se rapportent que fort lointainement à l’eau et sont impures. Sources d’existences mais non de Vie elles sont entachées de la « lèpre » des minéraux et végétaux et du « gluten » du sang des animaux, causes de l’éphémérité des créatures, d’où les rites mosaïques anecdotiquement.

    Dans l’Enéide, basée sur la structure du zodiaque, c’est au Livre IV que le Verseau, domicile de Saturne, est décrit. Le Verseau n’est pas un signe d’eau, mais d’air (où règne évidemment le Prince de ce monde selon saint Paul) ; et des 3 signes d’air il est celui du coeur de l’hiver, véritable enfer. Son nom (Verseau-Aquarius-Amphora) et son symbole graphique attirent l’attention sur la nature de cette « onde » créatrice : « force magnétique et aimantine » selon les Anciens ; nous dirons aujourd’hui qu’elle est de nature électromagnétique. C’est le « prana » d’une autre tradition, ce « spiritus mundi » peut être densifié (coagulé) tel un mercure métallique, c’est « l’eau qui ne mouille pas les mains », mais encore :
    « (…) le matin suivant, il se répandit un brouillard ou une rosée ; lorsqu’elle fut évanouie, elle laissa sur les arbustes du désert de petites concrétions analogues au givre ; Les enfants d’Israël regardèrent et ils se dirent l’un à l’autre : « Qu’est-ce que cela ? » (??? ???? Man hou ?) car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : « C’est le pain que L’Éternel vous donne pour nourriture ».

    L’échanson des dieux se relie analogiquement au Logos-Hermès le messager des dieux. Les dieux « Gouverneurs du ciel et de la terre » sont vus comme énergies cosmiques, et Hermès/Mercure, « Celui du Milieu », dans ses allers et retours incessants entre ciel et terre est qualifié d’hermaphrodite, il unit les propriétés du Ciel et de la Terre.
    Au printemps, il apparaît comme énergie « indifférenciée » pour féconder les « matrices » terrestres qui donnent formes à toutes choses, puis il remonte alors en tant qu’énergie « spécifiée » entraînant la verticalité des végétaux dans son élan. Son chemin est visible dans le dessin de l’écorce d’arbres, « sacrés » pour cette raison.

    La formidable énergie du printemps s’ébranle lorsque la chaleur du soleil (donc Zeus vu comme source de vie) est suffisante pour aimanter les énergies terrestres, alors « congelées ». C’est le passage de la Pâques fleurie, et dans cette remontée l’énergie-Ganymède est volatile (d’où la symbolique de l’aigle) et féminine, voilà pourquoi elle remplace (chaque année) Hébé.
    L’énergie cosmique fécondante est contenue dans l’amphore (ou la cruche !) de la lune qui la déverse en lumière polarisée au maximum de sa « force-forte » : de la nouvelle lune de printemps où elle commence à se remplir jusqu’à la pleine lune, et cela au temps des deux équinoxes (beaucoup moins en automne dans le Nord). Pour des raisons diamétralement opposées cette énergie est inopérante pendant les solstices. Un véritable jardinier connaît les effets de ces choses, mais les alchimistes prétendent en connaître LA cause et se nomment eux-mêmes « agriculteurs célestes » ou « jardiniers des jardins maritimes » !
    Ils sous-entendent qu’ils savent purifier cette énergie et l’utiliser en tant que « prêtres selon l’Ordre de Melchitsedek » car ils ont connaissance des véritables « pain » et « vin » (substance et essence), c’est le sens ésotérique de l’eucharistie. On ne sera guère étonnés d’apprendre que l’Islam chiite considérait l’alchimie comme « soeur de la prophétie ».

    Cette Connaissance des secrets de l’univers serait ainsi donnée à celui, simple, humble, semblable à la Nature naturante (centre immobile de la roue des manifestations). Par la contemplation de celle-ci, parfaitement immobile en lui-même, la Dame élue lui révèle son incessante activité transmutatrice, c’est alors l’acquisition de la Divine Sagesse de la Bible, le Donum Dei des « philosophes par le Feu ».

    Voie là donc, quelques (autres) aspects de la symbolique du Verseau. On dit en France que tout finit par l’échanson.

    D’accord, je sors !

    En fait pas tout de suite, car il me revient à l’esprit ce que tu dis Bernard sur l’Ere du Verseau :

    « Au niveau le plus matériel, ce sont les ondes, la radio, la télévision, le téléphone, l’Internet et l’informatique qui favorisent les échanges, la compréhension, la tolérance, la fraternité, la communion… »

    Je suis pleinement d’accord sur ce constat, mais hélas ces ondes matérielles sont parfaitement inaccordables en fréquence aux ondes naturelles de la planète, et mortelles pour ses habitants, notamment à cause des molécules d’eau des millions de fois brisées à la seconde dans leurs corps. On a du supprimer le wifi dans les bibliothèques à cause des migraines et je n’évoque pas les ravages sanitaires dus aux antennes pour téléphones portables. Prétérition ! des gamins avec des tumeurs au cerveau à cause d’antennes posées sur les toits de maternelles !
    J’y vois la cause de l’apparition, aux pôles justement, des symptômes de la perte des poils et des lésions sur la peau des ours blancs, mais lésions aussi, inexplicables scientifiquement, sur la peau des morses et des phoques. Au train de l’avidité j’oubliais d’accrocher au wagon de la radioactivité celui de la pollution des ondes. L’air du Verseau c’est la vie duraille !

    Cordiablement,

    C…a

    • BK /

      Charly bonjour,

      Ce n’est pas moi, qui ne possède ni mobile ni wifi, qui te contredirai au sujet de la répugnante soupe électromagnétique dans laquelle nous font macérer les chefs d’orchestre du suicide collectif post-moderne !

      Mais, jouissant d’un bon fond de solidarité dans le malheur, je m’empresserais de mettre le Verseau à l’abri des retombées « discréditantes » de ces manigances.

      Lui, est aussi innocent que Desdémone du crime dont l’accuseraient tous les Iago de la confusion.

      Il se contente en effet d’insuffler l’intention de la communication et de la communion, et n’est responsable en rien de la manière barbare dont les avides matérialistes et autres dysfonctionnels l’interprètent à leur profit.

      Pas plus qu’il ne faudrait confondre Endoura et suicide, ou Djihad et pulsion de mort, on ne doit mélanger effacement virtuel des frontières et extermination massive des populations.

      Une petite précision, cependant : toutes « les ondes naturelles de la planète » ne sont pas « bonnes ». Et toutes les ondes technologiques ne sont pas « mauvaises ». Disons seulement qu’il y a une concentration particulièrement et systématiquement létale de « mauvaises vibrations » dans le technologique, alors que c’est nettement plus rarement le cas dans le naturel.

      Il suffirait d’ailleurs que finissent par s’éteindre ces pulsions suicidaires collectives (par ailleurs bien compréhensibles en l’état actuel des choses), pour que les ajustements nécessaires et suffisants soient effectués sur ces technologies afin de leur retirer leur venin. Ce n’est même pas une question de gros sous puisqu’on sait que le label « écolo » booste les ventes. Non, il suffirait juste de réaliser que la fonction « autodestruction » embarquée dans l’ego ne se transforme en pulsion de mort qu’en cas de refus réitéré, de la part dudit ego, de se laisser aller à se dissoudre pénard.

      Après, ça irait beaucoup mieux et personne ne pourrait plus rien reprocher au Verseau.

      Finalement, le terrorisme islamiste et les micro-ondes grilleuses de neurones ont exactement la même origine : le refus d’accueillir le Dhihad intérieur !

      Pour le reste de ton commentaire, toutes ces précisions et corrections présentent naturellement un grand intérêt d’ordre documentaire, dont je te remercie… car « ça peut toujours servir ».

      Simplement que, tu l’as sans doute compris, dans la démarche qui est la mienne, je m’autorise à être le « réinventeur du mythe ».

      Mon propos a toujours été d’illustrer les différentes facettes d’une vision globale de la « recherche spirituelle », en puisant sans vergogne d’aucune sorte dans le riche fonds « iconographique » des diverses Traditions, mythes, légendes et autres images d’Epinal.

      J’estime être suffisamment libéré des archétypes et des stéréotypes pour ne plus craindre de leur déplaire en cas de prise de libertés.

      Bref, au contraire de ceux qui creusent les fondations de leur Voie dans le louable approfondissement d’une Tradition, je plante pour ma part la tente éphémère de ma Voie dans la vision… et non dans ces Traditions.

      En conséquence de quoi, le Verseau, par exemple, ne m’intéresse que parce qu’il intéresse les gens et que, sur la base de l’intérêt qu’il lui portent, il me devient plus facile de leur évoquer la vision en question.

      D’ailleurs, pour autant que j’ai pu saisir le modus operandi des manipulateurs de mythes ou de doctrines de l’histoire, il me semble que personne ne se soit privé d’en faire plus ou moins autant !

      C’est en tout cas le droit que je prends, de découper le bout d’hologramme qui convient à assaisonner ma salade… et avec d’autant moins de scrupules qu’un bout d’hologramme présente tout de même l’avantage non négligeable de restituer la même image globale que l’hologramme entier.

      Seule la définition (de l’image) peut en pâtir. Mais quelle importance, puisque la vision provient de l’intérieur ?

      On pourrait dire aussi que le mythe (mutus) est un Silence contaminant toutes ses interprétations.

      Pour finir, je laisserais donc ouverte la question de savoir si « un inventeur de mythe » est quelque chose qui a jamais existé ?

      Ou, posée autrement, a-t-il jamais existé autre chose que des « réinventeurs de mythes » ?

      Le bonjour te va

      Bernard

  4. Charly Alverda /

    Bernard, bonjour à toi et à tes lecteurs que je souhaite nombreux,

    car devant ces mots croisés j’opine du bonnet à m’en déboîter les cervicales ! Je trampoline sur tes exégèses savantes, et c’est la motivation première du partage qui me fait suggérer aux débonnaires lecteurs que la « contemplation » de Dame Nature est source de joie impérissable. A ce mot « impérissable », me reviennent à l’esprit les paroles de mon cher Roger Godel sur les expériences de haute montagne, dans Vie et Rénovation : « Un amoureux des cimes retient l’émerveillement dont ses yeux furent éblouis. Sa joie demeure – impérissable dans la révélation de l’altitude ; désormais la Beauté lui est connue, et s’il a pu découvrir qu’à la vérité elle réside en lui, aucun jeu d’apparences ne la voilera plus jamais à son regard ».
    Face au mont Cervin il exaltait : « Sur cette pointe de lumière l’aspiration est venue à son terme. Les désirs sont retombés avec les nuées grises dans la vallée. » Puis : « Si l’on suit, durant son cheminement d’étape en étape, jusqu’au but, le gravisseur des cimes, une certaine homologie apparaît entre les phases de l’ascension et les approches de l’expérience libératrice ».

    Le bon docteur cardiologue pratiquait l’art maïeutique de Socrate, ce qui l’avait conduit en Inde, en 1959 avec sa femme, pour confronter (front contre front) auprès de Ramana Maharshi, puis de Atmananda qui devint son ami, sa « non-expérience ». Alors qu’il évoquait la possibilité, selon des légendes, que Socrate ait rencontré un Sage hindou, il avait pris pour illustrer « Un Compagnon de Socrate. Dialogues sur l’expérience libératrice » le personnage thessalien de Menon, or le nom de naissance de Atmananda était Krishnamenon.

    Il est ainsi remarquable que des guides de haute montagne, puis des pilotes de chasse et des cosmonautes (la Fraternité du Truc) aient connu l’Eveil, ou des « expériences » d’éveil. On se souvient que l’auteur du Petit Prince revenant d’Arras, son avion criblé de balles et en flammes, « réalise » subitement : « Je ne suis pas mon corps ». On songera, éventuellement, au Messie Récalcitrant de l’ex-pilote de guerre : Richard Bach.
    Et de fait en expérimention extrême, ou par la « contemplation » de la Nature, les sens sont amenés au bout d’eux-mêmes (si je puis dire) provoquant la percée hors de la matrice spatio-temporelle, par la cessation des pensées donc.

    Pour revenir sur le plancher des vaches, tu écris Bernard :

    « Une petite précision, cependant : toutes « les ondes naturelles de la planète » ne sont pas « bonnes ». Et toutes les ondes technologiques ne sont pas « mauvaises ». »

    Selon mes « expériences de perception », l’interaction de tous les plans vibratoires planétaire est parfait, c’est merveille sur merveille ; je ne saisis pas l’énoncé bien que j’ai noté les mots « bonnes et « mauvaises » avec les nécessaires guillemets ? Seul l’homme peut affecter cet équilibre, ainsi l’usine de la Hague établie sur le massif granitique breton naturellement radio-actif est une çonnerie sans appel !

    A « la question de savoir si « un inventeur de mythe » est quelque chose qui a jamais existé ? » Je réponds affirmativement, l’inventeur du mythe Rose-Croix et ses collègues de Tubingen sont parfaitement connus par exemple, toi-même ‘semble’ adhérer pour grande part à ceux du XIXe siècle quant aux cathares, templiers et autres improbables initiés devant l’Evangile de Saint-Jean. Or il y a une différence notable entre la mystification du premier exemple et la falsification des seconds. Médiocre essayiste je ne peux rivaliser avec ton talent littéraire, il me semblait avoir pu suggérer au « réinventeur de mythe » que j’avais pris bonne note de sa dé-marche. Tu excelles à présenter le tableau :-) quintessentiel des 4 angles du carré ontologique de la nouvelle ethnologie pour transcender les egos !
    J’imagine la cohorte des inventeurs de mythes pointant au Pôle-Emploi intergalactique !

    Cela dit, il est rabâché sur la Toile que pour la Source que Je suis « ni les sujets ni les objets n’existent, ni les choses ni les entités. » Certes les choses « existent » ! Créées, elles n’ont de réalité qu’entre elles et le temps de leur apparition, mais je profite de l’occasion ici donnée pour rappeler que « je » dois être reconnaissant à la Source de me faire participer à la joie d’une de ses expérimentations provisoires :

     » Tu es morte psychologiquement et, en même temps, tu sens ce que tu n’as jamais senti de toute ta vie. Il y a le senti du cœur qui bat, du sang dans les veines, d’une pulsation dans les doigts de pieds… Les perceptions organiques sont affinées des millions de fois et elles sont présentes en permanence, en même temps que les variations énergétiques… Alors tu te sens… vivante. Vivante comme jamais.
    Ce qui m’étonne, c’est comment le corps peut se développer seul, s’ouvrir à ces sensations de plus en plus fines, de plus en plus fortes. Avec le temps, une subtilité grandissante se fait jour en lui. C’est extraordinaire, cette capacité de découvrir tout ça. C’est la plus belle chose qui soit. Rien d’extérieur ne le vaut. Comment ne pas en tomber amoureuse ?!…
    Mais ce qu’il y a de plus beau quand même, c’est la vision de ce silence intérieur. Et c’est ce qui permet de vivre pleinement toutes ces choses ». (Yolande)

    B.C.N.U (salutations du Prisonnier !)

    Charly

    • BK /

      Charly bonjour,

      toutes « les ondes naturelles de la planète » ne sont pas « bonnes ». Et toutes les ondes technologiques ne sont pas « mauvaises »

      Sans chercher plus loin je pensais simplement au réseau Hartman ou aux rayons cosmiques, UV et autres éventuels ionisants. Un bon coup de Gamma dans les gencives ne doit faire de bien à personne. C’est rare, mais quand ça arrive, vaut mieux être en vacances chez un pote extraterrestre !

      Quant aux « bonnes » vibrations artificielles, je pensais essentiellement à la MORA-Thérapie et au fait que, même parmi les fréquences de nos appareils domestiques, il s’en trouve pour avoir la décence de rester dans les « bonnes longueurs d’ondes » favorables aux extases de nos petites cellules et tout le tremblement.

      Mais il n’empêche qu’il vaut généralement mieux avoir affaire à la planète qu’à un téléphone portable !

      l’inventeur du mythe Rose-Croix et ses collègues de Tubingen sont parfaitement connus par exemple, toi-même ‘semble’ adhérer pour grande part à ceux du XIXe siècle quant aux cathares, templiers et autres improbables initiés devant l’Evangile de Saint-Jean.

      Le mythe R+C a évidemment été inventé, comme le mythe J.C. ou le mythe Krishna…

      Aussi, ne parlais-je pas du packaging mais du produit.

      Et le produit est indéniablement sorti d’une très longue chaîne de montage avant J.V.Andrae… Tobias Hess… Giordano Bruno… Jacob Böhme… Paracelse… Jean Pic de la Mirandole… Marcel Ficin… Leonardo da Vinci… Thomas More… Leibniz… Nicolas de Cues… Maître Eckhart… Ruysbroeck… Roger Bacon… Raymond Lulle… Dante… Nicolas Flamel… Wolfram von Eschenbach… Avicenne… Joachim de Flore… Nicolas le Diacre… Marcion… et je m’arrêterais à la naissance du p’tit Jésus (qui, en passant, est aussi à l’origine du mythe de Matrix, c’est dire qu’il bouffe à tous les râteliers !) parce que, continuer serait de la gourmandise !

      Cela dit, ce n’est qu’une question de conventions : disons alors que je suis l’inventeur du mythe de l’exospire et de l’endospire. Mais, entre nous, j’ai un peu copié ! Et puis, il me manque le personnage principal ! Ramana aurait pu prendre sa vache Lakshmi comme modèle (puisqu’elle était le seul être réalisé qu’il ait rencontré, disait-il à ses disciples pour leur foutre la honte), mais je n’ai malheureusement pas de vache !

      Enfin, où as-tu pris que j’adhérais (ou même « semblais adhérer ») aux R+C du 19ème ? Moi qui n’ai jamais eu autant d’atomes crochus qu’avec le Vedanta et qui, pourtant, n’adhère pas là non plus !!!

      Tiens, ça me fait penser qu’il faudrait que je consacre un article musical du dimanche à Satie !

      Aux embryons desséchés !

      Bernard

  5. Charly Alverda /

    A ma confusion, je réalise que j’ai oublié de citer la source de l’extrait de texte de Yolande. Il provient de l’excellent blog de Christine :

    http://du-tout-et-du-rien.blogspot.fr/2012/04/la-vie-na-pas-besoin-detre-pensee.html

    Cordialement,

    C…a

  6. Charly Alverda /

    Cher Bernard,

    merci pour les informations transmises sur les ondes vues par les scientifiques et dont je n’avais aucune idée. Prisonnier de la matrice spatio-temporelle, je ne saurais être partout :-)

    M’exposant le « packaging » : « indéniablement sorti d’une très longue chaîne de montage avant J.V.Andrae… Tobias Hess… Giordano Bruno… Jacob Böhme… Paracelse… Jean Pic de la Mirandole… Marcel Ficin… Leonardo da Vinci… Thomas More… Leibniz… Nicolas de Cues… Maître Eckhart… Ruysbroeck… Roger Bacon… Raymond Lulle… Dante… Nicolas Flamel… Wolfram von Eschenbach… Avicenne… Joachim de Flore… Nicolas le Diacre… Marcion… et je m’arrêterais à la naissance du p’tit Jésus », je réalise que tu n’as pas pas saisi mon concept de « mystification R +C », à rebours de celui de « falsification ». Les « manifestes » ne font que SEMBLANT de se référer à la filiation que tu exposes, et pour que ce soit bien clair ils remontent bien avant J-C ! Avant leur « ange tutélaire » Hermès, avant Zoroastre et les « gymnosophistes hindous »… jusqu’à Adam !
    J’évoquais donc cette mystification consciente des R + C qui ne visait, devant l’effondrement de la « cosmologie analogique » (qui a placé la planète entière dans l’état où elle se trouve actuellement), qu’a rappeler en ces temps troublés la pérennité de l’ésotérisme chrétien, « forme gnostique » basé sur la révélation hermétique. D’où les « manifestes » et autres « prophéties » de l’époque qui ne peuvent être compris qu’avec la grille de lecture analogique.
    La « cosmologie naturaliste » dans laquelle nous percevons le monde depuis n’a pas permis aux « sociétés initiatiques » d’être le « conservatoire de la Tradition », selon l’expression de Irène Mainguy à propos de la Franc-Maçonnerie. Les Compagnonnages de cartiers et d’imprimeurs n’ont pu rendre compte de cette Tradtion après la Révolution, aussi les « zozotéristes » du XIXe n’ont pu considérer celle-ci que comme une poule un couteau !

    Je souris devant ta question : « Enfin, où as-tu pris que j’adhérais (ou même « semblais adhérer ») aux R+C du 19ème ? »

    Nulle part, cher, vraiment nulle part !

    J’ai seulement écrit à propos des falsifications (certes poétiques) du XIXe siècle ‘quant aux cathares, templiers et autres improbables initiés devant l’Evangile de Saint-Jean. ». Car quelque part ? Tu écris que ces cathares et templiers juraient sur l’Evangile de Jean, ce qui signe la provenance de ces fantasmes. De plus aujourd’hui tu parles de Satie, donc tu connais le Sar Peladan, Guaïta et tutti.
    Aussi, je ne pourrais évoquer de Rose-Croix au XIXe siècle, seulement de rosicrucianisme, à la lueur de ce que j’ai écrit en amont tu conviendras que je ne fais pas de jeu de mot ! Car enfin au XIXe siècle, on ne savait rien des templiers et des cathares, seulement ce que la para-maçonnerie inventait et diffusait. Inventions que tu reprends telles quelles… mais à tes fins hautement honorables de « réinventeur de mythe ».

    Il est bien normal (sain) que devant ces « mystérieuses » élucubrations tu aies pris la fuite, cap vers l’Orient ! Je ne te jetterais pas la pierre… philosophale. Guénon lui-même, écoeuré, a émigrer en terre d’Islam.
    Si je ne suis pas le gardien de la tradition occidentale, c’est la seule dont je connaisse « vraiment ». Après avoir dans ma jeunesse rejeté le « christianisme ombilical » (Léo Ferré), j’ai éprouvé quelque passion pour la Gita, jusqu’à constater qu’on avait la même chose cheu nous ! J’epère ne pas « adhérer » à l’hermétisme non plus que toi au Vedanta, mais les atomes avec cette tradition furent « crochus » ! Er par Allah, nous le craignons.

    Cordialement,

    Charly

    • BK /

      Fectivement, même si, entre 70 et 75 (ce n’est donc pas non plus tellement récent), si, donc, j’avais encore suffisamment ma tête pour faire le distinguo entre des Théosophes comme Johann Georg Gightel et Mame Irma Blavatski, et s’il ne m’était pas non plus venu à l’esprit de prendre au sérieux le Sar Péladan, Swedenborg ou Max Heindel (qui demeurent toutefois au moins aussi distrayants à lire que Van Vogt ou Asimov), en revanche je n’ai certainement pas approfondi la Tradition occidentale comme tu le fis, et quelques petits détails charmants n’ont probablement pas manqué de m’échapper.

      Ma conclusion demeure néanmoins inchangée : le new age ne date pas d’hier, et le développement personnel aurait de beaux jours devant lui si la planète était encore en état de supporter quelques siècles de fantaisies supplémentaires de la part de notre joyeux « chaînon manquant », semble-t-il fermement résolu à continuer de se déchaîner.

      Bernard

  7. Charly Alverda /

    Je me re-lie et je dis ; c’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma grande faute de saint axe, voici don-que comment j’a cri !

    Amicalement,

    Charly

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