Lisa Gerrard entre tempête et sérénité
juil 07
Voix étonnante que celle de l’ex chanteuse du groupe Dead Can Dance !
Tantôt grave, tantôt aiguë, cette voix nous entraîne dans un univers musical incantatoire, quelquefois mystique, d’autres fois chamanique, mais toujours fascinant.
Les influences sont hétéroclites. Australienne d’origine irlandaise, Lisa Gerrard a été élevée dans le voisinage immédiat des communautés aborigène, turque, grecque, italienne et arabe.
Elle chante d’ailleurs indifféremment en Anglais, Persan, Catalan ou… en glossolalie.
Je vous laisse juge du résultat.








Bernard bonjour,
Et merci pour ce partage de cette dimension qu’on effleure, quand le regard se perd dans sa profondeur, je ne retrouve plus l’extrait de danser l’invisible, où deux méduses aux visages diaphane s’entrecroisent, c’est dans le reportage de 26 minutes sur SABURO, peut être que tu peux le retrouver.
http://www.dailymotion.com/video/xarkiq_saburo-teshigawara_creatio
Spot bonjour,
Non désolé, j’ai cherché un peu partout sur Daily, Google et YT… et je n’ai rien trouvé.
Existe-t-il encore sur la toile ?
Mystère !
Bon week-end
Bernard
BERNARD,
C’est fascinant de voir cette femme qui ressemble à une apparition, il y a quelque chose de fantomatique dans sa présence, quelque chose qui se manifeste comme une hantise que l’on doit expier, un souvenir effroyable qu’exorcise sa voix.
Il me semble que l’on Puise nous aussi dans cette substance singulière que l’on nomme mémoire, on extrait des souvenirs, mais c’est quoi des souvenirs, et ils sont dans quoi ?
Qu’est-ce que l’on veut exorciser ???
Extraire des séquences qui semblent s’agglomérer opportunément à notre désir de croire que l’on a un passé, cela se confond avec la loi de l’attraction non ??? Tu reçois en live, heu non, en différé, ce que tu désires fortement.
ALORS, on peut s’inventer un passé-interférant, dans du présent complice de l’effondrement de sa vraie nature, au profit des propagandes subtiles d’enfermement égotique.
De la même manière que l’on essaye d’extraire un fragment de matière dites onirique, on ne s’affranchi pas de cet horizon virtuel de pensées qui affluent à la moindre sollicitation.
Le fait de douter nous relaxe de rien, et là encore, on se heurte à ce désir de liberté qui se confond à de la compromission égocentrique, alors le chalenge c’est peut-être cette transe contenue, elle s’appuie sur des sentiments spontanées qui nous submergent.
Spot bonsoir,
Qu’ils soient individuels ou collectifs, mémoire et souvenirs ne sont nulle part.
Ils apparaissent simplement dans tout regard qui se détourne du Présent et dévie vers « avant ».
Qu’y a-t-il « avant » le Présent ? Avant la parfaite Conscience du Présent ?
Non pas le passé (qui, bien sûr, n’existe pas), mais la cognition !
La cognition est une forme de conscience manquant d’intensité (par rapport à la Conscience).
Elle « vibre » à une fréquence insuffisante pour réaliser le Présent immédiat.
A la faveur de cette intensité insuffisante – et par conséquent à la faveur de la densification de la conscience en une cognition – l’immédiateté est freinée, décalée… et le temps apparaît.
Le temps procède donc d’un ralentissement de l’Éternité du Présent.
Dans l’Éternité, c’est à dire dans la Totalité présente, la vitesse de la Conscience est de zéro mais est aussi infinie. Etant Totalité, la Conscience ne se déplace pas mais est partout à la fois. De sa Nature intrinsèque, ne naît donc rien, ni évènement ni phénomène, qui puisse laisser une trace, un sillage.
Dans le temps, en revanche, la vitesse de la conscience est quantifiable et relative. Chaque évènement, chaque phénomène, laisse un sillage dans la densité de la cognition.
Or, tout sillage est une déchirure, une plaie irritante qui aspire naturellement à sa cicatrisation mais ne peut non plus résister au désir de l’abrasion et du saignement.
A la faveur, donc, de cette intensité de basse fréquence par laquelle le temps et sa mémoire apparaissent, des souvenirs se reconstruisent comme autant de tentatives de combler la déchirure.
Mais les souvenirs ne sont que de vaines tentatives d’exorciser la malédiction du temps.
Ils n’entraînent en définitive qu’une escalade dans l’irritation et les écoulements intempestifs de l’âme-sang.
Cela étant, comme je le disais, on n’extrait pas les séquences de mémoire. On les reconstruit.
La mémoire ne fonctionne pas comme une caméra, mais comme un ordinateur. Elle n’enregistre aucune « image ». Elle fait de la synthèse d’images.
La mémoire est donc un fonctionnement (ou, le plus souvent, un dysfonctionnement) sciemment choisi par le mental égocentré pour se faire croire qu’il a un passé.
Aucune séquence de mémoire ne s’agglomère à ce désir d’avoir un passé.
Tout au contraire, on peut dire que le désir en question est une composante directrice de la mécanique mentale qui synthétise les souvenirs en vue de créer l’illusion d’une continuité.
Mais il faut ajouter que cette mécanique mentale, qu’on appelle aussi « ego », est un parasitage du fonctionnement de la Conscience/Totalité. C’est un parasitage !
Ce qui n’est pas le cas de la Conscience de la Totalité qui, elle, est une conscience originelle.
Or, en tant que telle, la Conscience de la Totalité est pourvue de ce qu’on appelle, peut-être un peu improprement, une « Volonté divine ».
Toujours est-il que c’est cette « Volonté » de la Totalité qui, agissant de manière spontanée, provoque les synchronicités qui témoignent du degré d’Union entre ta vie intérieure et ton existence extérieure.
C’est ce fonctionnement de la Totalité que la fameuse « loi de l’attraction » essaie de cerner avec ses concepts hautement inappropriés.
En fait, tu ne reçois pas ce que tu désires, car ce que tu désires fait partie du parasitage-ego.
Tu « reçois » (ou plus exactement, tu vis) ce dont tu as besoin pour Unir ta vie intérieure et ton existence extérieure.
Bien sûr, ce besoin répond à une problématique globale dans laquelle l’ego et ses désirs sont inclus… mais en tant que parasites. En tant que dysfonctionnements qu’il faut guérir.
La « Volonté » de la Totalité adapte alors à la dualité du mental son travail d’érosion de l’ego séparé en appliquant le programme « vache grasse / vache maigre ».
Ce qui semble « marcher », dans la loi de l’attraction, c’est évidemment la partie « vache grasse ».
Et ceci implique que les adeptes de cette « loi » sont obligés d’inconscientiser la partie « vache maigre »… jusqu’au jour où cette vache là finit par les rattraper, malgré l’inconscient.
Ce qui te rattrape ainsi, ce qui te submerge, vient directement de cet « espace » de conscience où « réside » la Volonté de la Totalité ; la seule Volonté, rappelons-le, qui s’exprime spontanément.
C’est d’ailleurs à la conjonction de la spontanéité et de la Volonté totale que « réside » le vrai Pouvoir (non égocentré).
Rien d’autre n’est spontané.
Et c’est là qu’il faut se rendre.
Et c’est à Cela qu’il faut se rendre.
Sans oublier qu’il n’y a, bien sûr, personne pour se rendre… puisque « se rendre » consiste précisément à « se rendre compte » qu’il n’y a personne !
Se rendre en abandonnant jusqu’à l’idée de reddition !
Bernard
Bernard,
Je viens de visualiser ce que tu viens d’émettre, et là, un foisonnement intuitif m’interpelle, mais il ne faut pas que mon égo s’empare de cette richesse constituée de ton travail et de cette persévérance
A suspendre l’interaction du mental pour se libérer de son ostracisme.
Alors je vais sans doute dans un bref moment, profiter de ce sanctuaire sans rêve, pour recharger de la lucidité, et essayer demain d’exploiter ces merveilleuses pistes de réflexions, encore merci.